Articles avec #les douceurs tag

Publié le 14 Octobre 2015

Demandant à ma fille quel était son repas préféré, sa réponse m'a surprise :

- Les céréales de maman !

J'ai persévéré :

- Mais qu'est-ce que tu aimes dans les céréales de maman ?

Sa réplique fut très simple :

- Tout !

 

Je suis donc obligée aujourd'hui de vous livrer ma recette de granola maison, inspirée de plein d'autres trouvées ici ou là. Parce que oui, c'est vraiment très bon, et ultra fastoche à faire. Préparez-vous par contre à en faire souvent : ça se mange beaucoup trop vite.

Granola maison

Les ingrédients de base

  • 300 grammes de flocons de céréales ( j'utilise un mélange bio de flocons de 5 céréales : blé, avoine, orge, millet et épeautre)
  • 100 grammes de noix (noisettes et amandes pour ma part) hachées assez gros
  • 50 grammes de mélange de graines (tournesol, courge, sésame, pavot, lin, chia...)
Granola maison

Mélanger dans un grand bol et ajouter :

  • des épices (une cuillère à café de canelle pour moi mais laissez-vous guider par vos envies !)
  • une pincée de fleur de sel
  • 2 ou 3 cuillères à soupe d'huile de coco (pressée à froid et non hydrogénée, c'est un vrai bonheur pour le nez et le palais) - ou une autre huile végétale
  • 5 cuillères à soupe (ou plus si vous aimez vos céréales plus sucrées) de sirop d'érable

 

Répartir sur une grande plaque de cuisson et mettre au four à 150°C pour 20 à 30 minutes selon votre four (vérifiez la couleur !), en mélangeant une ou deux fois pour que la cuisson soit homogène.

Granola maison

Votre granola de base est prêt !

Lorsque le mélange est froid, il est temps de passer à la customisation. Et là, tout est possible, votre gourmandise est la seule limite !


J'ai déjà testé quelques versions : avec des morceaux de dattes, des (gros) morceaux de chocolat (simplement haché au couteau), des canneberges séchées, des copeaux de noix de coco, ...

Petite astuce : si vous mélangez au chocolat lorsque le mélange est encore un peu tiède, il fondra légèrement et vous obtiendrez des pépites de céréales chocolatées.

Granola maison

Ne reste plus qu'à déguster, tel quel, ou avec du lait (animal ou végétal), ou du yaourt.

A conserver dans un bocal hermétique. En verre si vous voulez observer la vitesse vertigineuse à laquelle il se videra.

 

Bon appétit !

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Rédigé par San

Publié dans #Les Douceurs

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Publié le 1 Mars 2009

Les coquelicots n'ont pas encore pointé leurs nez sur mon balcon. Il me faudra attendre encore quelques semaines, laisser le temps à la nature de sortir doucement de sa torpeur hivernale, avant de pouvoir admirer  à nouveau la délicatesse de leurs pétales froissés.
En attendant, je profite des graines de pavot en cuisine.
Rassurez-vous, pas de risque de somnolence ni d'hallucination. Je décline par contre toute responsabilité en cas d'addiction gourmande !


 
Je me souviens avec gourmandise d'un reportage d'Arte présentant la pâtisserie autrichienne et d'Europe de l'Est, c'est là que l'utilisation des graines de pavot en cuisine a commencé à me titiller. A l'occasion du festival Mangeurs d'avenir, j'ai fait l'acquisition du cahier de recettes de l'Affaire TourneRêve, dans lequel se trouve la recette de gâteau au pavot que je vous propose aujourd'hui.
 
C'est une recette toute simple, sans farine, et qui fait la part belle au pavot. Avec ces proportions, je fais 2 gâteaux de taille moyenne, en diminuant légèrement le temps de cuisson.


* Commencer par bien mélanger 150 grammes de beurre fondu, 150 grammes de sucre (de canne toujours pour moi), un peu de sucre vanillé et 5 jaunes d'oeufs.

* Dans un autre récipient, monter en neige ferme 5 blancs d'oeufs avec une pincée de bicarbonate de soude (ou de poudre à lever) et une pincée de sel.

* Mélanger délicatement les deux préparations, pour ne pas faire retomber les blancs, puis incorporer finalement 200 grammes de graines de pavot et 125 grammes d'amandes moulues.

* Répartir la préparation dans un moule à gâteau beurré et enfourner à 180°C pour environ une heure (45 minutes si comme moi vous faites deux gâteaux plus petits).


Le résultat est moelleux et délicat, les graines de pavot croquent sous la dent et livrent leur saveur raffinée de noisette, un régal tout en subtilité.

J'imaginerais bien y ajouter des notes d'agrumes, peut-être quelques zestes dans la préparation, ou un léger sirop d'orange ou de mandarine après cuisson ? Je testerai la prochaine fois... ce qui ne saurait tarder !


Bon Appétit !



 
Annonce : Mercredi 4 mars 2009 à 19h30 aura lieu à la Galerie Focale à Nyon (Suisse) une conférence-débat sur l'agriculture intensive, dans le cadre d'une exposition de photographies de Christophe Chammartin "Prisons de plastique" sur les serres espagnoles.


 
Cette recette et ces photos vous plaisent ? Vous voulez les utiliser ou les citer ? Merci de respecter les conditions de mise à disposition.

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Rédigé par San

Publié dans #Les Douceurs

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Publié le 15 Mai 2008

Ca y est, la vraie saison des fraises commence ! Après bientôt 4 mois d'exposition dans les supermarchés de fraises pas mûres, acides et fades, les belles fraises locales et parfumées à souhait arrivent sur nos marchés.
 
Pour lancer le coup de feu de la saison, Annick Jeanmairet m'a invitée à présenter une recette à base de fraises dans l'émission Dolce Vita, sur la télévision suisse romande. J'ai aussitôt pensé à une association que j'adore et qui est aussi de saison : les premières fleurs de sureau viennent à peine de s'ouvrir, et leur parfum suave se marie parfaitement avec les fraises. Je vous avais déjà proposé l'année passée un association rhubarbe-crème aux fleurs de sureau, je pensais donc reprendre un peu la même idée. Et comme Annick présente dans sa rubrique "Pique Assiette" une recette de salade de fraises et une autre de compotée, j'ai voulu proposer autre chose : une soupe de fraises, avec un peu de citronnelle pour changer du traditionnel citron, amener un peu d'exotisme et parfumer sans acidifier. Allons-y !

                           
 
Commencer par réaliser un sirop de citronnelle.
Les proportions de base sont simples : 1dl d'eau pour 100 grammes de sucre et 1 bulbe de citronnelle. Je ne peux que vous suggérer d'en faire tout de suite plus : c'est absolument délicieux et très rafraîchissant en sirop à l'eau. Je ne vous parle même pas de ce que ça donne avec de la bière blanche ou un petit blanc de blanc... A prévoir pour les grandes chaleurs de l'été !
Couper la base du bulbe de citronnelle, enlever les 2 premières feuilles, couper en deux et bien écraser avec le plat d'un couteau ou dans un mortier : cette étape permettra de libérer tous les arômes de la citronnelle. Mettre l'eau, le sucre et la citronnelle dans une casserole et porter à ébullition. Bien mélanger pour que le sucre fonde, éteindre le feu et couvrir pour laisse infuser au minimum 15 minutes, ou jusqu'à refroidissement du sirop.

                            
Pour la soupe de fraises, c'est tout simple. Le plus important étant de choisir des fruits bien mûrs et parfumés. Et quelle chance ! Le matin du tournage de l'émission, j'ai trouvé les premières barquettes de fraises valaisannes sur les stands du marché de Carouge : magnifiquement rouges, parfaitement mûres et surtout très goûteuses.
Rincer rapidement les fraises à l'eau froide (sans les équeuter pour ne pas que l'eau entre dans le fruit), les équeuter et les couper rapidement. Les disposer dans le bol de votre mixeur, y ajouter quelques cuillères à soupe de sirop de citronnelle (de 5 à 10 pour 500 grammes de fraises, selon votre envie de sucre) et pourquoi pas 1 ou 2 baies de poivre de Sichuan, pour son parfum citronné et boisé qui s'accorde à merveille avec les fraises.
Si vous n'aimez pas la citronnelle, ou si vous n'en avez pas sous la main, pas de panique ! Faites une soupe simplifiée avec 500 grammes de fraises, le jus d'un demi-citron et quelques cuillères de sucre. Pour un peu plus de parfum, n'hésitez pas à y ajouter 2-3 petites feuillles de basilic !
 
                             
Pour la crème aux fleurs de sureau, il y a deux solutions :

- La première est de faire infuser des fleurs de sureau (2-3 ombelles) dans de la crème liquide. Porter à ébullition et laisser infuser. Quand la crème est bien froide, la filtrer pour enlever les fleurs et la monter en chantilly en y ajoutant un peu de sucre.
- La deuxième possibilité est tout simplement d'ajouter dans la crème une ou deux cuillères à soupe de sirop de sureau (fait maison ou du commerce, on en trouve assez facilement maintenant), puis de monter la crème en chantilly.
 
Si vous avez un siphon, vous pouvez varier les plaisirs et les textures en remplaçant pour moitié la crème par du séré, du blanc battu ou du yaourt nature, comme je l'avais fait pour la verrine rhubarbe-fleurs de sureau.

 
Ne reste plus qu'à servir ! Un peu de soupe de fraises, la crème aux fleurs de sureau, et pour décorer, quelques miettes d'amaretti et des fleurs de thym qui amèneront leur jolie couleur et leur parfum subtil.

                              
La cerise sur le gâteau ? Les premières fraises de mon balcon sont mûres ! Et hop, une jolie petite fraise des bois pour décorer tout ça.
 
Bon Appétit !


 
Recette à visionner dans l'émission Dolce Vita, sur la TSR1 le vendredi 16 mai 2008 à 17h30 ou dimanche 18 mai à 11 heures. Ou directement sur internet !

 
Recettes avec des fraises dans la cuisine des frangines :
- Confiture fraises-rhubarbe à l'orange

Recettes avec des fleurs de sureau dans la cuisine des frangines :
-
Sirop aux fleurs de sureau
- Verrine fleurie-fruitée : compote de rhubarbe, crème de sureau et amaretti

Soupe de fruits dans la cuisine des frangines :
-
Soupe froide de melon aux agrumes - version entrée

La saga de mes fraisiers de balcon : à suivre dans la rubrique "Un potager sur le balcon" !



 
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Rédigé par San

Publié dans #De saison, #Les Douceurs, #A la cueillette

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Publié le 23 Avril 2008

Rassurez-vous, je n'ai pas déserté ma cuisine ! La gestion de "Ras la fraise" m'a simplement pris beaucoup plus de temps que prévu. Mais c'est bon signe : plus de 20'000 signatures en un mois. Je n'en attendais pas tant !
J'ai bien sûr continué à cuisiner, profitant de la fin des topinambours, puis de la pleine saison de l'ail des ours et de toutes les petites merveilles que la nature printanière nous offre, entre deux jours de pluie et de grisaille. Pour ces jours-là justement, voici une recette terriblement gourmande, mais qui fera aussi parfaitement l'affaire pour un petit déjeuner dominical ensoleillé.

C'est une recette traditionnelle suisse, que j'achetais jusque là en boulangerie. Au vu de la simplicité et de la rapidité de la recette, je n'hésiterai plus.
Il s'agit de la fameuse Salée au sucre. J'imagine l'étonnement des non-initiés à la lecture de ce nom ! On la trouve également sous la dénomination de gâteau du Vullly, région de son origine semble-t-il.

La recette provient de mon livre de cuisine scolaire, un manuel qui rappellera des souvenirs à certains puisqu'il s'agit du Croqu'Menus. Vraiment pas un beau bouquin, mais son contenu est totalement indispensable pour obtenir les bases de la cuisine et s'y référer à tout bout de champ.

Je vous disais que la recette est simple : une pâte levée garnie de crème et de sucre. Tout bête mais irrésistible.
Commençons donc par réaliser une belle pâte levée :
 
Verser 250 grammes de farine dans un terrine avec 1/2 cuillère à café de sel et 1 cuillère à café de sucre.
Ajouter 25 grammes de beurre en flocons et travailler la masse du bout des doigts jusqu'à obtenir une consistance sableuse ( si si, ça s'appelle pas "sabler" pour rien !).
Délayer 15 grammes de levure fraîche dans 1,5 dl de lait tiédi et ajouter petit à petit à la farine en mélangeant.

Pétrir la pâte jusqu'à ce qu'elle soit bien lisse et souple, puis la laisser reposer à couvert pour qu'elle double de volume. Voilà à quoi ressemblait la mienne après une heure de pose :
 
                                
 
C'est seulement après que j'ai lu dans la recette : "abaisser sans laisser lever"... Ben zut alors ! Mais j'ai quand même continué comme si de rien n'était, et vu le résultat, je pense que je la ferai toujours comme ça.

Abaisser donc la pâte, avec les poings c'est plus facile et rigolo, en laissant un petit rebord
et laisser lever à nouveau pour 15 petites minutes. Faire ensuite des trous avec les doigts au centre de la pâte :
 
                               
 
Garnir avec 1 dl (j'avoue en avoir mis un petit peu plus...) de crème double (et si elle vient de Gruyère en plus, aïe aïe aïe !), quelques copeaux de beurre (demi-sel dans mon cas) puis parsemer 3 ou 4 cuillères à soupe de sucre.
 
                                
 
Et hop ! Au four préchauffé à 200°C pour 15-20 minutes. La crème va buller et gonfler, puis légèrement dorer.
Vous pouvez à nouveau saupoudrer un peu de sucre juste à la fin de la cuisson, mais là, ce serait vraiment de la gourmandise...

 
                                 
 
Ne reste plus qu'à attendre un tout petit peu que ça refroidisse avant de goûter... Mais je ne peux que vous conseiller d'en faire directement deux : une à manger tiède, et la suivante pour le lendemain. La première disparaissant en général très très vite !
 
                                  
 
La pâte est très moelleuse et la garniture douce, fondante et sucrée. Attention, une fois qu'on y a goûté...
 

Bon Appétit !


 
Autres spécialités suisses :
- Tarte au vin cuit (à la raisinée)
- Tarte aux pruneaux

et valaisannes :
- Fondue aux tomates
- Brisolée


 
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Rédigé par San

Publié dans #Recettes suisses et Terroir valaisan, #Les Douceurs

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