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Publié le 27 Mars 2007

Je vous ai déjà parlé à plusieurs reprises de desserts thaïlandais : des drôles de choses très sucrées que j'avais dégustées dans les cantines où je mangeais habituellement, et des desserts au lait de coco que j'ai essayé de reproduire à mon retour en Suisse. Et surtout, les fameuses mangues thaïs, le fruit le plus parfumé et le plus savoureux que j'aie goûté à ce jour.

Mais le dessert habituel, quotidien des thaïlandais, ce sont simplement des fruits. Il y en a une telle diversité, formes et couleurs, odeurs et saveurs, les fruits se trouvent partout dans la rue, à acheter, à déguster, à boire. Entiers, découpés, pressés, il n'y a que l'embarras du choix !

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Nos collègues arrivaient chaque matin avec leurs petits sachets plastiques contenant une boisson, du riz, leur repas de midi si elles mangeaient sur place, ou des fruits découpés. Nous avions donc pris l'habitude chaque jour, en chemin vers le travail, de nous arrêter à la petite échoppe sur le trottoir en face, pour acheter nous aussi des fruits découpés, à grignoter en chemin ou en travaillant.


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*(Conseil de mes collègues thaïlandaises : ne pas acheter de fruits si c'est un homme qui les découpe. "Ils ne se lavent pas les mains" m'ont-elles dit...)


Il suffit de choisir le fruit désiré, et la marchande*
le découpe sous vos yeux avec une dextérité déconcertante. "Schlak, schlak, schlak", en quelques coups de gros couteau, le fruit est taillé en lamelles, déposé dans un petit sac en plastique avec une pique en bois pour les attraper plus facilement. Sur demande, on vous donnera aussi un petit sachet au contenu mystérieux, dans lequel on trempe les morceaux de fruits. Et le mystère ne restera pas entier longtemps : à la première bouchée, on grimace fort ! Il s'agit en fait de sucre, de sel et de piment ! Le mélange est très surprenant, mais vous me croirez ou non, après deux bouchées, on en est déjà complètement accro !

Tous les jours, je mangeais ainsi au-moins une mangue verte. Oui oui, verte ! Si les mangues mûres sont délicieusement parfumées, les mangues vertes sont aussi comestibles. Vous les connaissez peut-être déjà en salade, avec du piment. Mais elles se dégustent aussi tout simplement comme n'importe quel fruit. Plutôt acides, croquantes, elles sont très rafraîchissantes quand il fait plus de 40°C et que l'humidité atmosphérique s'approche dangeureusement de 100%...

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Il y a plusieurs sortes de mangues vertes, certaines plus sucrées, d'autres terriblement acides. Ici, la plus claire est la plus acide. Demandez conseil à l'achat, la différence de goût est très marquée.



Pendant plus d'une année après mon retour, impossible d'en trouver ici. Après plusieurs semaines de consommation effrénée, vous imaginez mon état de manque... Heureusement, j'ai fini par en trouver dans une petite épicerie thaï de Genève. Hourra !

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Certaines sont vendues directement avec le fameux mélange sel-sucre-piment.


Si l'expérience vous tente, pelez la mangue puis taillez-la avec un grand couteau en lanières plus ou moins régulières.

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Trempez ensuite une lamelle dans le mélange et dégustez... Oui oui, je vous vois faire la grimace ! Mais allez-y, reprenez un nouveau morceau...



Etonnant, non ? Et vous verrez, vous aussi vous en deviendrez vite accro !




Autres desserts thaïlandais, avec photos et explications !
Recette d'un dessert thaï : lait de coco, perles de tapioca et mangue.
Article sur les mangues thaïs.

Recettes thaïlandaises salées :




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Rédigé par San des frangines

Publié dans #Miams d'ailleurs

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Publié le 24 Août 2006

Une fois de plus, voici une recette typiquement thaï, une de celles qui font vibrer les papilles des voyageurs encore bien longtemps après le retour !
Contrairement à ce que l'on pense généralement
(confusion due à notre code des couleurs occidental je suppose), le curry vert est plus fort que le rouge. Mieux vaut le savoir, surtout si vous êtes en Thaïlande, ça vous évitera bien des désagréments (commander un curry vert en pensant être raisonnable vous ferait rougir très rapidement... de chaud) !

Pour retrouver les vraies saveurs de ce curry, il faudra vous rendre dans une épicerie asiatique pour acheter quelques ingrédients indispensables. Certaines grandes surfaces font des efforts, et proposent de temps en temps des mélanges de légumes thaï, ce qui pourra vous faciliter la tâche si vous n'avez pas d'épicerie asiatique sous la main.


Aubergines petits pois (makreu puang), aubergines thaïs claires (makheua), graines de poivre vert frais, piment rouge et feuille de citronnier kaffir.

Ce plat est très simple et rapide à préparer. Comme dans beaucoup de plats thaïs, il ne faut pas commencer par saisir la viande (c'est une erreur fréquente et qui change la texture du plat), mais celle-ci sera cuite dans le lait de coco, ce qui la rendra bien moelleuse. On peut utiliser du boeuf, mais cette fois j'ai choisi du poulet.

Commencer par faire revenir de la pâte de curry vert dans un peu d'huile. Vous pouvez bien sûr la préparer vous-même, pour l'instant je continue d'utiliser mes sachets ramené de Thaïlande (sans colorant, sans conservateur et sans glutamate !) mais que l'on trouve aussi ici. C'est là qu'il faut doser la force du plat, selon votre goût et votre habitude. Bien faire réchauffer la pâte en la remuant jusqu'à ce qu'elle exhale ses arômes. Ajouter ensuite 4 dl de lait de coco (j'utilise de la noix de coco déshydratée, de la même marque que les mélanges de curry. C'est moins cher et plus facile à conserver que le lait, et à nouveau sans conservateur ni colorant. Il suffit de le diluer dans la quantité d'eau désirée pour en faire du lait plus ou moins épais).
C'est le moment d'ajouter le poulet, découpé en bouchées, les graines de poivre frais et un ou deux piments rouges si vous osez ! Laisser doucement mijoter quelques minutes (5-6 minutes).
Ajouter ensuite les légumes : aubergines pois, aubergines thaïs découpée en bouchées, et les feuilles de kaffir détaillées en lamelles très fines. Laisser mijoter pour une dizaine de minutes, en remuant assez fréquemment.

Goûter le plat pour tester sa force et s'il est trop fort à votre goût, n'hésitez pas à ajouter un peu (ou beaucoup) de lait de coco !
Terminer par les derniers ingrédients habituels : une cuillère de sucre de palme (ou de sucre brun à défaut), une cuillère de sauce de poisson (nam pla) et des feuilles de basilic thaï en lamelles.

C'est prêt !


Servir avec du riz thaï, une fourchette et une cuillère à soupe et c'est parti !

Bon Appétit !



Autres articles et recettes thaïs chez les Frangines :

-
Tom Yum Kung - soupe aux crevettes
- Curry Masaman
- Lait de coco, perles de tapioca et mangue
- Desserts thaïlandais
- Mangue thaï et Durian


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Rédigé par San des frangines

Publié dans #Miams d'ailleurs

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Publié le 8 Mai 2006

Je vous avais déjà parlé de ces délicieuses mangues, reines des desserts thaïlandais, que je regrettais de ne pas trouver en Suisse.


Parmi les innombrables sortes de fruits, plus ou moins étranges, que l'on trouve à chaque coin de rue en Thaïlande, les mangues sont indéniablement les plus savoureux.

Le pire et le meilleur...

En voici juste au dessus des plus atroces fruits que vous puissiez imaginer : le durian, que les thaïs adorent sous toutes ses formes (en gâteau, en biscuits, en glace ou tout simplement tel quel) répandent une odeur fétide que vous ne pouvez ignorer, surtout par 40°C à l'ombre... Si un étal de durian se trouve dans les environs, vous le sentirez plusieurs dizaines de mètres à la ronde, suffisamment à l'avance pour vous préparer à retenir votre respiration !
Ces nauséabonds sont d'ailleurs interdits dans les avions (à l'image du nuoc mam), mais aussi dans les hôtels et dans certains lieux publics clos.

Durian interdit, ici à l'entrée d'un hôtel de Chiang Mai


Revenons à l'extrême inverse, les mangues ! Car j'ai une très bonne nouvelle : depuis quelques mois, deux variétés thaïs (nam dok mai et chok anan, selon leur saison de récolte) sont disponibles en Suisse dans un grande chaîne de magasins d'alimentation.




Rien à voir donc avec les mangues que l'on trouve habituellement en Europe, originaires d'Afrique ou du Brésil. Les mangues thaïs sont plus petites mais leur noyau étant très plat (il ressemble à un os de seiche) il y a plus de chair pour se régaler.


Noyau plat d'une mangue thaï

Très sucrées, fondantes, ces mangues ont un arôme délicat très parfumé qui est bien différent des autres variétés. N'hésitez pas à les laisser mûrir encore quelques jours après l'achat, si elles ne sont pas uniformément jaune.



Si vous n'avez jamais goûté de mangues thaïs, préparez-vous à une explosion de saveurs. Alors certes, elles sont plus onéreuses que les autres variétés, mais je vous promets que ça en vaut la peine, et c'est toujours moins cher qu'un billet pour Bangkok !



- Autres desserts thaïlandais, avec photos et explications !
- Les mangues thaïs vertes.
- Recette d'un dessert thaï : lait de coco, perles de tapioca et mangue.




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Rédigé par San des frangines

Publié dans #Miams d'ailleurs

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Publié le 11 Avril 2006

Il y a 3 semaines, c'était la Saint Patrick, la fête du "patron" des Irlandais.

Il y a 3 ans, nous y étions, dans cette verte et magnifique Irlande !

Les midis, c'était Soup of the day : à chaque fois différente et délicieuse, servie avec une belle tranche de pain beurré.
Le soir, après une journée de visites et de marche au grand air (frais et venteux), nous nous installions au coin du feu dans un pub et nous réchauffions avec de grandes assiettes d'Irish Stew, sous les regards approbateurs des petits vieux de l'endroit !

Notre recette d'Irish Stew est toute simple : nous avons cherché à retrouver le goût de ceux dégustés là-bas. Pas de proportions, c'est à vous de choisir, en fonction de vos goûts et du nombre d'estomacs qui seront autour de la table.

Il vous faut : de l'agneau (mais on peut aussi choisir du mouton ou du boeuf), des oignons, une gousse d'ail, des carottes, des pommes de terre et du thym. Certains y mettent aussi des navets ou encore d'autres légumes ou herbes, à chacun sa version.

Commencer par faire revenir la gousse d'ail dans un peu d'huile, puis les oignons et la viande découpée en morceaux d'une bouchée. Ajouter les carottes en rondelles et le thym, recouvrir de bouillon ou d'eau, assaisonner et laisser mijoter environ 30 minutes.


Ajouter ensuite les pommes de terres coupées en morceaux assez gros, rajouter du liquide et laissez à nouveau mijoter pour une bonne heure.


Quant la viande se défait facilement, c'est prêt ! Les carottes sont tendres et les pommes de terre se sont liées au bouillon qui a épaissi. Surtout, l'Irish Stew ne doit pas être sec, il ressemble même parfois presque à une soupe !


Une belle tartine beurrée, une pinte de Guinness et... Bon Appétit !



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Rédigé par Les frangines

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