Articles avec #chocomania tag

Publié le 3 Mars 2007

La publicité alimentaire continue plus que jamais à faire des siennes. Il y a tellement à dire depuis quelques semaines que je pense en faire un article à part très bientôt.

J'en ai vue une récemment qui continue dans la lignée de la "nouvelle éducation culinaire des enfants". Vous savez, la tradition familiale moderne, qui veut que le grand-père réclame à ses petites-filles un gâteau au chocolat tout prêt comme mardi, celle où mère et fille annoncent sans ménagement aux casseroles et passoires qu'elles seront désormais au chomage car les pâtes se cuisent désormais au micro-ondes. La nouveauté ? Une gentille maman apprend en s'amusant la cuisine à ses enfants. Quoi ? Les publicitaire se rangeraient-ils enfin de notre côté ? Presque... Car la cuisine se résume ici à casser trois oeufs pour les mélanger à une pâte toute prête. Et hop, "Magique", ça donne des brownies ! Bon, c'est déjà une petite évolution : on ne se contente plus d'ouvrir le sachet pour verser la pâte dans un moule, comme d'autres produits, ici, les enfants voient à quoi ressemble un oeuf. Tout n'est donc pas perdu...

Mon esprit de contradiction (qui, au vu de l'évolution des habitudes alimentaires, passera bientôt pour révolutionnaire) m'a donc poussé à refaire des VRAIS brownies. Et ça tombe doublement bien puisque je vous avais promis cette recette, et qu'en plus une chaîne du brownies a été lancée par Lolotte.

Voici donc la recette, qui comme les cookies est inscrite dans mon cahier de gourmandises depuis de longues années. Mais un avertissement s'impose :

Attention, ce qui suit est complètement magique :
Avec un peu de ceci, un peu de cela, deux ustensiles de magicien-cuisinier, on obtient.... ça !


brownies-2.JPG


Marche à suivre et ingrédients pour le tour de passe-passe :

Il vous faut 200 grammes de bon chocolat. J'ai eu la chance de pouvoir commander du vrai chocolat de professionnel (merci Damien !). C'est du tout bon puisqu'à 70% de cacao, mais surtout, c'est du pur criollo de Cuba.

chocolat-Barry.JPG

Il se présente en pistoles, ce qui est vraiment très pratique pour le doser, et très rapide à fondre.

pastilles-de-chocolat.JPG

Petit rappel en passant : la meilleure manière de faire fondre du chocolat, c'est au bain-marie. Aucun risque de le brûler. Et surtout, oubliez ce mauvais conseil que l'on trouve parfois dans les recettes : n'ajoutez JAMAIS d'eau pour faire fondre votre chocolat, ça ne servirait qu'à faire des grumeaux et empêchera le chocolat de fondre de manière uniforme et lisse.

Donc, revenons aux secrets des magiciens. Faites fondres 150 grammes de beurre (salé, comme d'habitude si vous voulez renforcer le goût du chocolat) et les mélanger à 130 grammes de sucre (de canne toujours pour moi). Ajouter 3 oeufs et 50 grammes de farine. Dans votre chapeau, il est temps de bien mélanger avec votre fouet magique, jusqu'à ce que la pâte soit bien lisse, puis d'ajouter le chocolat fondu et une petite cuillère à café de cannelle.

C'est le moment où chacun peut ajouter sa petite touche personnelle. Pépites de chocolat, cerneaux de noix, noisettes. Ce que je préfère, ce sont des noix de pécan caramélisées. Très simple à préparer : une à deux cuillères à soupe de sucre brun dans un poêle, laisser fondre à feu moyen-doux sans jamais remuer pour former le caramel. Hors feu, ajouter les noix de pécan et bien mélanger. Quand tout s'est bien solidifié, mettre les noix dans du papier cuisson ou cellophane, et écraser avec un rouleau à pâte ou le fond de la casserole qui a servi à faire le caramel ! Ca donne ça :

noix-de-p--can.JPG

Les mélanger à la préparation et verser dans un moule bien beurré. C'est le moment du Prestige (pour ceux qui auraient vu le magnifique film tiré du livre du génialissime Christopher Priest) : cuire au four préchauffé à 180°C pour environ 35 minutes.
Laisser refroidir, et si possible reposer quelques heures pour qu'ils soient plus facile à découper (frais, ils ont tendance à s'émietter un peu).

Et... tadaaaaaaaaaaaaaaaam !

brownies-1.JPG

Le tour est accompli. Les spectateurs n'y ont vu que du feu et leurs yeux sont ronds d'admiration. Il est temps de se régaler et de regarder les dernières petites étoiles de magie s'envoler au-dessus des assiettes...


Bon Appétit !




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Rédigé par San des frangines

Publié dans #Chocomania, #Les Douceurs

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Publié le 22 Décembre 2006

Enfin, je dis Père-Noël, mais il s'agirait plutôt d'une Mère-Noël dans ce cas !

C'est presque un conte de Noël, alors je vous explique l'histoire du début...

Fin mars 2006, nous nous rendions, le coeur léger et les papilles alléchées, au Festival du chocolat de Versoix. Nous y retrouvâmes des chocolatiers déjà connus, mais nous découvrîmes également quelques noms à la sonorité nouvelle à nos oreilles de gourmandes.
Parmis tous ces stands, un lapin charmeur attira notre oeil. Le parfum s'échappant de la cuve de chocolat ainsi que les échantillons en dégustation finirent de nous convaincre : nous étions sur le stand de Willy Wonka, euh...., nous venions de découvrir la chocolaterie Noz ! Comment une telle chocolaterie nous était-elle restée inconnue jusque-là ? Elémentaire mon cher Willy, elle se trouve à Lausanne. Et dans nos trajets entre Genève et Sion, nous nous arrêtons rarement à mi-chemin...

Vitrine de Noël de la chocolaterie Noz

Suite à nos articles sur le Festival du Chocolat, Anne-Lise Noz découvrit notre blog et revint régulièrement y laisser de gentils petits mots. Nous parlant de chocolat au thé vert, à la raisinée ou de bonnes soupes de saison, à chaque fois mon envie de suivre le lapin et de disparaître, comme Alice, au pays des merveilles chocolatées devenait plus forte.


Anne-Lise ? Et bien oui, c'est elle la Mère-Noël ! Hier matin, bravant le froid polaire, le facteur s'arrêta dans sa tournée, chaussa son costume rouge et blanc et vint sonner à ma porte pour m'apporter mon premier cadeau. Un blogcolis inattendu...


Et à l'intérieur, me demanderez-vous impatients ? Que des merveilles !

Des éclats de délicieux chocolat aux amandes caramélisées...



Et une magnifique boîte...


Avec à l'intérieur, un bel assortiment de truffes...


Mais Anne-Lise m'avait avertie dans son joli petit mot. Cette boîte est magique !


Elle se déploie en corolle pour laisser apparaître tous les étages, chaque écrin protégeant sa farandole de petits chef-d'oeuvre chocolatés...
Truffes, fruits, massepains, ganaches variées, parfumées, originales et subtilement équilibrées. C'est la fête des papilles, du bonheur en petite dose. Menthe, lavande, thé, girofle, nougat, noix, orange... Je ne les ai pas encore tous goûtés, je garde précieusement ma boîte aux trésors et y découvre petit à petit une nouvelle perle.



Un énorme merci pour ce joli cadeau. Je ne douterais plus de l'existence de la Mère-Noël désormais ! Félicitations à Nicolas et Anne-Lise Noz pour leur travail et leur passion partagée. Ma première résolution pour 2007 sera une virée gourmande à Lausanne ; ) Et je ne manquerai pas de vous faire partager cette visite en mots et en images, histoire de vous donner encore un peu plus envie !


L'adresse :

Nicolas Noz
Membre des Spécialistes du chocolat
11, rue Marterey
1005 Lausanne

Et n'hésitez pas à faire un tour sur leur magnifique site, vous y découvrirez l'histoire de la famille, leurs spécialités et les photos sont superbes !



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Rédigé par San des frangines

Publié dans #Chocomania

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Publié le 26 Septembre 2006

Il y a quelques temps, Arte proposait un théma gourmand parlant de voluptueuses pâtisseries viennoises et surtout d'un chocolatier assez particulier.
Gianluca Franzoni, chocolatier du nord de l'Italie de la maison Domori, a une démarche très intéressante qui vise à faire retrouver le vrai goût du cacao. Il sélectionne lui-même ses fèves à leur origine puisqu'il participe à leur production au Vénézuela. Avec les frères Franceschi, cultivateurs de cacao dans leur hacienda de San José, ils cherchent, sélectionnent, cultivent et testent différentes variétés jusqu'à trouver celle qui conviendra parfaitement à ce que Gianluca recherche.


Image : Arte

Aux Forasteros amers, l'espèce la plus cultivée et donc la plus répandue dans les chocolats que l'on déguste habituellement, Gianluca préfère le Criollo, moins amer et au goût d'amandes, qui ne représente que 7% de la production mondiale. Cette variété plus raffinée est également beaucoup plus vulnérable. Il faut donc user d'ingéniosité pour pouvoir la cultiver: elle ne pousse pas en monoculture, ils les plantent donc en alternance avec des bananiers dont l'ombre sera également bénéfique au développement du cacaoyer. Ils sont ainsi parvenus à cultiver 13 espèces différentes.

Image : Domori

A l'image du vin, le chocolatier travaille ensuite les différentes variétés de façon à préserver leurs arômes propres. A tel point que les spécialistes, tels les oenologues, peuvent en dégustant le chocolat fini retrouver l'origine et l'année du cacao utilisé ! Il réalise également du chocolat 100% cacao, sans aucun ajout, aboutissement ultime de sa volonté de respecter cette matière première si noble.
Histoire de nous faire encore un peu plus envie, il paraît que certains de ses chocolats développent des arômes de mangue et de banane qui durent en bouche plus de 20 minutes...

A la fin de ce magnifique reportage, entre la verdure du Vénézuela et le brun veloûté des cuves de chocolat, je n'avais qu'une idée en tête : trouver où me procurer du chocolat Domori, la marque de ce chocolatier.
Je ne m'attendais donc absolument pas à en trouver... à la Migros ! C'est là, dans la ligne Sélection, que l'on peut trouver deux chocolats de Domori : du 70 % et du 100 % cacao, assemblage de Criollo et de Trinitario.



Le 100% très impressionnant, fort, très fort en goût. Amer mais pas trop, âpre, un mélange de saveur étonnant. Pas question de manger la plaque d'un coup, c'est impossible ! Ce chocolat se déguste comme une expérience. Prévoir un verre d'eau pour remettre les papilles à zéro.

Image : Migros

Le 70 % est plus abordable à la consommation "régulière". Vraiment délicieux, un chocolat de luxe aux arômes d'amandes, de fruits exotiques et de café. Parfait pour accompagner un expresso bien serré.


Pour tous ceux qui voudraient en savoir plus sur le chocolat, une exposition se déroule jusqu'au 29 octobre au Musée de Carouge (2, place de Sardaigne).




Cacao & Co nous emmène à la découverte de tout ce qui se rapporte au cacao : objets, publicités, planches botaniques, ouvrages anciens, cosmétiques et même de l'art contemporain.
Plusieurs événements sont liés à cette exposition. Des conférences très intéressantes certains jeudis, mais aussi, des rallyes du chocolat : Mercredi 27 septembre pour les enfants et Samedi 30 septembre pour les adultes.

A ne pas manquer, jeudi 29 septembre, la Nuit du Chocolat, de 18 heures à 23 heures. Découvertes, dégustations et vente de chocolat, grâce à la présence de 6 chocolatiers dont un de nos préférés que vous connaissez déjà, Philippe Pascoët.

Retrouvez les détails et toutes les informations sur le site du musée.


Avez-vous dégusté votre carré de chocolat aujourd'hui ?


Vous êtes beaucoup à avoir découvert ces chocolats par cet article. Certains en ont même parlé à la presse comme je m'en suis rendue compte avec surprise un lundi soir !
Claude-Olivier a dégusté les deux chocolats Domori Sélection. Et il a aimé ! Voir son article.




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Rédigé par San des frangines

Publié dans #Chocomania

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Publié le 8 Août 2006

La cinquième a commencé ce dimanche la diffusion d'une série de reportages sur le Mexique. Dans le premier de ces "Carnets du Mexique", on y parlait maïs, cacao et tequila.

Nous avions tenté un retour aux origines du chocolat, car les aztèques le dégustaient pimenté, épicé et épaissi au maïs. Source de développement économique déjà chez les Mayas, le cacao était une boisson fortifiante, utilisé comme médicament (vous voyez, quand on vous dit que le chocolat est bon pour la santé, on ne rigole pas ^___^ !), comme onguent (les instituts chics ne le proposent-ils pas en massage ou recouvrement depuis peu ? Quel gâchis...), et servait même de monnaie.

 
Tablette de chocolat de Philippe Pascoët


A leur arrivée, les espagnols eurent du mal à se faire à cette drôle de boisson amère et piquante. Bientôt adoucie par de la vanille, de la cannelle, du musc et du sucre, la boisson devint pourtant vite indispensable à l'aristocratie de la Nouvelle Espagne. A tel point que les nobles en dégustaient même durant les offices religieux. Les femmes étaient les plus accros, qui se faisaient servir une tasse du divin mélange... toute les deux heures ! Cela ne manqua pas d'agacer un évêque du Chiapas qui les menaça d'excommunication s'ils continuaient à boire du chocolat pendant la messe. Son église fut désertée, au profit des monastères avoisinants. Ainsi privé des sommes rondelettes de sa quête, l'évêque menaça ensuite les moines, et les fidèles furent bien obligés de revenir suivre ses sermons... sans boire de chocolat. Mais pas pour longtemps. Car le brave évêque mourut par là où il avait péché... par un chocolat empoisonné !


Voici donc la petite recette du jour, qui est la troisième variante de nos madeleines préférées. Comme pour la recette de base, il vous faut :


2 oeufs
100 g de beurre
3 cuillères à soupe de miel
60 g de sucre
2 cuillères à café de sucre vanillé
120 g de farine
1 cuillère à café de levure
1 pincée de sel
pas de fleur d'oranger mais des pépites ou des éclats de chocolat
 

Faire fondre le beurre et y incorporer le miel.
Battre les oeufs avec une pincée de sel et le sucre.
Mélanger les deux préparations puis ajouter progressivement la farine avec la levure, puis les pépites de chocolat

Préchauffer le four à 230°C.
Remplir le moule avec la pâte (au 3/4 de chaque alvéole environ).
Et c'est là qu'intervient l'astuce pour que les madeleines soient bien bossues : enfourner 5 à 8 minutes à 230°C jusqu'à ce que vos madeleines se transforment en dromadaires, puis baisser le four à 180 °C et les laisser cuire encore 5 minutes.





Et pourquoi ne pas les déguster avec un bon chocolat chaud pimenté ?




Quand on pense que Christophe Colomb n'avait même pas daigné ramener un seul sac de fèves de cacao... On a eu chaud !


Les autres recettes de madeleines des Frangines :
- La recette de base : Nos madeleines préférées
- Variante n°2 : Madeleines au thé vert matcha

Notre recette de madeleines testées ailleurs :
- A la framboise et aux pistaches chez Audrey
- Au chocolat, rhum et raisins secs chez Claude-Olivier
- La recette de base à la fleur d'oranger chez Mélinda


 

 
 
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Rédigé par Les frangines

Publié dans #Chocomania, #Les Douceurs

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