C'est maintenant devenu une habitude de vous donner des nouvelles de mon balcon-potager tous les mois. Voici donc le compte-rendu de ce mois de juin mitigé. Avec
toute la pluie qui est tombée, c'est un peu la catastrophe pour les jardiniers : les maladies cryptogamiques (oïdium, botrytis et surtout le vilain méchant mildiou) attaquent en force, et
certaines cultures ont été complètement décimées... C'est une mauvaise année pour les pommes de terre et les tomates, particulièrement touchées par le mildiou.
Mais ici, ce sont de minuscules acariens très envahissants qui ont commencé à attaquer mon framboisier : les tétranyques à deux points. Ces petites saletés
s'installent sous les feuilles et tissent leur maison pour y déposer leur progéniture sous forme d'oeufs microscopiques. On les repère aux piquetures sur le dessus des feuilles,
et en les retournant, il faut presque prendre une loupe pour voir les parasites. Grmblll, j'avais déjà eu l'année passée des tétranyques rouges sur mon tout jeune fraisier, et cette année sous
mes feuilles de tomates. Ce n'est pas si évident de les convaincre de partir, il paraît que les coccinelles les mangent, tout comme les pucerons. Mais quand il pleut, où se cachent les bêtes à
bon dieu ? Je me suis donc résolue à utiliser un anti-acarien spécifique, avec parcimonie et sans trop de scrupules puisque mon framboisier n'avait alors que des feuilles.
J'ai également taillé pas mal de feuilles, touchées soit pas le mildiou soit par une autre sorte de maladie cryptogamique que je ne connais pas, peut-être la pourriture grise ? Mon pronostique
était assez mauvais pour ce pauvre framboisier en pot...
Et pourtant le voici qui continue de pousser, sa plus haute branche dépassant maintenant allégrement le tuteur d'1 mètres 50. J'avais prévu un peu court ! Et très agréable
surprise un beau matin, que vois-je : des boutons de fleurs !!! Youpiiiie ! J'aurais peut-être des framboises à la fin de l'été ?
Le fraisier lui se porte comme un charme. Il finirait même par ressembler à un buisson !
Il continue de faire des fleurs et des fraises, de plus en plus grandes d'ailleurs. J'ai l'impression qu'il se plaît bien sur mon balcon.
Le plant de tomates a atteint le sommet du tuteur : 1m 50. Il continue de grandir et de faire de nouveaux bouquets floraux. J'hésite à le "pincer" pour qu'il arrête et qu'il se
concentre sur les fruits. Car oui, les fruits sont arrivés ! Ca a commencé comme ça :
Je vous dis pas mon explosion de joie en apercevant les premières mini-tomates qui remplaçaient petit à petit les fleurs ! Tous les matins, j'allaient inspecter pour voir s'il
y en avait de nouvelles !
Maintenant, ça ressemblent à ça :
Il y a déjà près de 80 tomates en formation, de nouvelles tous les jours et encore des fleurs ! Où est-ce que ça va s'arrêter ? Lors de la grosse tempête orageuse du 20 juin, j'ai eu très peur. Surtout quand il a commencé à grêler ! Heureusement, pas
de dégât. Par contre, quelques jours plus tard, une bourrasque de vent violent a fait tomber le plant : quelques branches cassées, mais que des feuilles. Ouf !
Le basilic thaïlandais grandit bien, et je lui ai planté un ami : de la citronnelle !
C'est tout simple. S'il vous reste un bulbe de citronnelle, même depuis longtemps au frigo, plongez-le dans un verre d'eau et après quelques jours, vous verrez des racines
se former puis d'autres petits bulbes. Ne reste plus qu'à le planter et attendre que la verdure se développe. Enfin, si votre chat ne le confonds pas avec son herbe à chat, comme c'est
arrivé chez moi... J'espère que ma citronnelle va vite se remettre de son traumatisme félin !
Les capucines que j'ai plantées devaient être des capucines naines. Ahem ! Vu la taille qu'elles font actuellement, je me demande à quelle hauteur
poussent les capucines normales ! J'ai une vraie forêt de jolies feuilles en parasol :
Et nouvelle bonne surprise, enfin un matin : une fleur !
Et là, pas de pitié, même si elle est jolie, colorée et ensoleillée : dans la salade illico ! C'est pour ça que je les ai plantées, non mais !
En parlant de salade, j'ai une vraie cargaison de feuilles de roquette. Ca tombe bien, j'adore ça. Et j'en ai laissées quelques-unes grimper pour faire des
fleurs. J'ai bien fait, c'est mignon et surtout délicieux !
Hop ! En salade
aussi !
Ma première expérience de fleurs comestibles cette année a été faite avec des fleurs de thym :
J'ai eu la curiosité d'en goûter une, et j'ai bien fait. C'est légèrement sucré, commes les fleurs de primevères sauvages que j'allais cueillir au printemps quand
j'étais petite, puis vient le goût du thym, un régal ! J'ai une recette en cours avec ces fleurs d'ailleurs, c'est pour bientôt, promis !
Du coup, j'ai également osé goûter des fleurs de menthe :
Quant aux autres fleurs comestibles plantées le mois passé, elles poussent gentiment, mais il n'y a que des feuilles pour l'instant. Un peu de
patience encore !
Enfin, je termine une fois encore avec une recette pratique pour vos potagers. Il s'agit de décoction de prêle. La prêle est une plante que l'on trouve partout, il est très difficile de s'en débarrasser d'ailleurs. Composée à 40% de
silice, c'est un bon fortifiant pour tous les végétaux, ce qui les aide à résister aux maladies. C'est également un antifongique et une solution préventive et curative pour
certaines maladies cryptogamiques comme l'oïdium, le mildiou, la tache foliaire (pour vos rosiers), l'antrachnose,... Mais cette décoction fait également fuir les pucerons et les
araignées rouges ! Une solution naturelle et simple, qui évitera bien des produits chimiques dans vos assiettes ou vos fleurs !
La recette : cueillir de la prêle fraîche (il y en a vraiment partout ! Promenez-vous et ouvrez les yeux. Je parie qu'en moins d'un quart d'heure,
vous en aurez trouvé tout un champ : elles ne poussent jamais seules.)
Couper la prêle assez fin, en mettre 100 grammes dans 1 litre d'eauet laisser macérer toute la nuit. Le lendemain, la faire bouillir
durant 20-30 minutes, et laisser refroidir avant de filtrer. Ensuite, diluer à 20% (1/5) et pulvériser sur tout le potager ou les plantes.
Vous pouvez aussi utiliser de la prêle séchée, on en trouve en droguerie ou para-pharmacie (c'est aussi très bon pour la santé et notamment la peau). Il faudra alors réduire le
dosage à 15 grammes de prêle pour 1 litre d'eau.
Voilà ! Des nouvelles de mon balcon à la fin du mois prochain. Bon jardinage à toutes et à tous !
Vos petits mots