Publié le 18 Mars 2008

Suite à mon ras le blog "Des fraises en février ???", mon agacement n'a fait qu'empirer.
Chaque jour au supermarché, des fruits et légumes toujours plus à contre saison, et venant d'aussi loin que l'Afrique du Sud pour les raisins et les prunes, le Mexique et le Pérou pour les asperges, le Honduras pour les melons, le Kenya pour les haricots, pour ne citer que quelques exemples. Et tout cela en février !!!

Décidément, il devient vraiment difficile de consommer de saison et local...
Pour réagir concrètement, je suis heureuse de pouvoir enfin vous présenter aujourd'hui la campagne "Ras la fraise !".


undefinedUn énorme merci à Vincent qui a réalisé le site, et à Krum qui a dessiné la fraise.




Après plusieurs semaines d'hésitations, de réflexions et de recherches, j'ai essayé de faire une synthèse de ce qu'implique ce mode de consommation à contre saison au niveau éthique, écologique, du goût et de la santé. Mais également de soulever les contradictions des grands distributeurs, en comparant leurs engagements et leurs actes.


* * * * *




Parce que les fruits et légumes hors saison ne sont pas bons

  • cultivés sous serre et hors sol, ils ne mûrissent pas au soleil, sont récoltés avant leur pleine maturité et ont peu de saveur.
  • leur mode de culture et les longs transports réduisent considérablement leurs bienfaits pour la santé en diminuant leur teneur en nutriments, vitamines et minéraux.

Parce que les fruits et légumes hors saison sont polluants

  • leur mode de culture est gourmand en énergie. Les cultures sous serres, souvent chauffées, consomment des énergies fossiles et sont à l’origine d’émissions de CO2.
  • ils nécessitent l’utilisation de nombreux pesticides et fongicides, responsables de pollutions de l'air, des sols et des eaux, nuisibles pour la santé des agriculteurs et des consommateurs ainsi que pour la faune et la flore.
  • ils viennent de loin et leur transport consomme pétrole et kérosène, dégageant de grandes quantités de CO2.

Parce que les fruits et légumes hors saison ne sont souvent pas éthiques

  • une grande partie d’entre eux vient d’exploitations agricoles où les conditions sociales et de travail des ouvriers sont catastrophiques.

Parce que les fruits et légumes hors saison nous coupent du rythme de la nature

  • ils nous font perdre le contact avec la nature et avec le rythme des saisons.
  • ils uniformisent nos assiettes tout au long de l’année, nous privant de la joie de retrouver la saison des fraises ou celle des tomates.

Pour toutes ces raisons, nous ne voulons pas de fruits et légumes à contre saison et demandons aux plus gros distributeurs du pays de montrer l’exemple.
Nous leur demandons de tenir leurs engagements écologiques et éthiques, et de mettre concrètement en pratique ce qu’ils prônent en réduisant l’importation de fruits et légumes hors saison.

Pour soutenir la campagne, vous pouvez signer le manifeste ici.
(Il est nécessaire d'indiquer une adresse e-mail valable car vous recevrez un message qui vous permettra de valider votre signature. Votre adresse restera entièrement confidentielle et ne sera ni publiée ni utilisée.)

* * * * *


Le but est avant tout de faire circuler ces informations pour sensibiliser un maximum de consommateurs. Il s'agira par la suite de transmettre les signatures aux plus gros distributeurs (comme j'habite en Suisse, ce sera la Coop et la Migros). Si vous n'habitez pas en Suisse, vous pouvez également signer et transmettre l'information pour soutenir le mouvement, qui j'espère s'étendra bien au-delà des frontières helvétiques !

Il ne s'agit bien évidemment pas de refuser toutes les importations de fruits et de légumes, ce serait utopique et ridicule. Il est simplement question de retrouver un peu plus de modération et de bon sens dans nos habitudes de consommation, de demander aux grands distributeurs de mieux respecter les saisons et de ne pas importer de l'autre bout du monde des fruits et légumes qui poussent près de chez nous.

Pour ceux qui aimeraient en savoir plus, il y a quelques liens intéressants dans la rubrique "Plus d'infos".


En tant que bloggeurs culinaires, nous pouvons avoir une influence directe sur ce que nos lecteurs vont acheter et mettre dans leurs casseroles, cela devrait particulièrement nous sensibiliser. Attendons donc la vraie saison des asperges et des fraises avant d'en mettre des recettes en ligne, car c'est avec des petits gestes quotidiens que nous pouvons changer les choses ! 



La campagne est lancée, le débat est ouvert.
A vos blogs, à vos claviers, à vos plumes. Faites circuler l'information et réagissez !




D'ici quelques jours, un flyer et une bannière seront à votre disposition dans la rubrique "Diffuser".
La version allemande du site sera en ligne dans une petite semaine.


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Rédigé par San des frangines

Publié dans #Ras l'blog !

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Publié le 12 Mars 2008

Qui a dit que les légumes d'hiver étaient tristes ? Ce serait vraiment manquer d'imagination !


La fin de la saison des topinambours approche. Et avant de tester la plantation de tubercules sur mon balcon (qui ne tente rien n'a rien !), j'en profite encore un peu en cuisine. Catherine m'a fait envie avec sa recette de velouté de topinambours au vacherin Mont d'Or, mais c'est sous une forme très différente que je vous propose d'en déguster aujourd'hui, associés à de la betterave.



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L'un est tourmenté et joliment rosé. L'autre toute ronde et un brin rustique. Mais ne vous fiez pas aux apparences, ces deux là font la paire !

Pour profiter pleinement de leurs saveurs et de leurs bienfaits (minéraux et oligo-éléments à gogo), on va les manger tout cru !
Encore un a priori sur les légumes racines qui s'envole : ils n'ont pas besoin d'être cuits, bouillis, mijotés. Ils se laissent très volontiers déguster sans plus de chichis que râpés ou très finement découpés. C'est cette deuxième option que j'ai retenue pour les transformer en carpaccio bicolore et fort en goût !



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Tout simplement peler les légumes... Enfin, pas si simplement que ça en fait : le topinambour est bien sympa avec toutes ses excroissances, mais c'est un peu moins rigolo au moment du passage de l'économe. Quant à la betterave, elle n'est pas utilisée comme colorant alimentaire pour rien, vos doigts sauront vite pourquoi !
Une fois pelés, les découper à la mandoline le plus finement possible. Et admirer en transparence les nervures de la chair translucide et les cercles concentriques rouge profond. Le terme de carpaccio est particulièrement adapté à la betterave !
Un filet d'huile de noix, quelques noisettes concassées au pilon, trois grains de fleur de sel et deux gouttes de vinaigre balsamique : c'est prêt !

Ca croque sous la dent et les saveurs se bousculent. Noisette du topinambour, finesse de la betterave. Si j'ai parfois un peu de peine avec le goût terreux de la betterave cuite, crue elle est étonnamment bien plus intéressante.


Texture, goût et couleur. Qui a dit que les légumes d'hiver étaient tristes ?


 
Bon Appétit !



 
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Rédigé par San

Publié dans #De saison, #Miams salés

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Publié le 6 Mars 2008

Que faites-vous samedi prochain ?
Si vous êtes dans la région de Genève, je ne peux que vous conseiller de tout annuler pour vous précipiter au Festival du Chocolat de Versoix !


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Il s'agit de la 4ème édition
seulement, et pourtant, cet événement est déjà devenu incontournable. Ce sera le troisième pour moi, et je me réjouis d'y retrouver des habitués mais aussi de découvrir de nouveaux artisans parmi les 22 chocolatiers qui y présenteront leurs spécialités.


Parmi les habitués, mes chocolatiers préférés seront là pour leur troisième participation. A vous, je peux bien l'avouer puisque je vous en ai déjà parlé, il s'agit de la Chocolaterie Noz de Lausanne.

Et tenez-vous bien, les "choco-trop-bon" seront à nouveau de la partie !

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Je me réjouis également de découvrir les nouvelles créations de Sébastien Brocard, découvert l'année passée à ce même festival.


En hôte d'honneur cette année... le Valais ! Il faut bien avouer qu'un festival sur le chocolat avec en plus mon canton d'origine à l'honneur, ça fait beaucoup d'un coup ! Pour l'occasion, ce n'est pas moins de cinq artisans chocolatiers installés en Valais qui seront présents. Je ne les connais pas tous, mais je me réjouis de pouvoir mieux découvrir le travail de deux d'entre eux :

* David et Virginie, de "David, l'instant chocolat" à Crans-Montana, dont j'ai déjà pu déguster quelques douceurs

* Jérémy Ramsauer, de "La Chocolaterie" à Sierre, dont les créations au géranium, au bois de rose et à la mélisse citronnée m'intriguent particulièrement les papilles.


Et pour ceux qui n'auraient encore jamais visité de fabrique de chocolat,  Favarger ouvre à nouveau ses portes au public.


Alors avis à tous les choco-addict, suivez le lapin !

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Et rendez-vous

Samedi 8 mars 2008, de 9 heures à 18 heures
sur la Place de la Gare de Versoix


Ne venez pas trop tard, les gourmands sont plus nombreux d'année en année ; )
Et pour vous y rendre, privilégiez le train : le salon des artisans se trouve juste sous la gare !


A samedi !



Pour voir à quoi ça ressemble :

- Festival du chocolat de Versoix 2007
- Festival du chocolat de Versoix 2006





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Rédigé par San

Publié dans #Evénements gourmands

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Publié le 2 Mars 2008

J'adore le pain aux figues, je crois l'avoir déjà mentionné à plusieurs reprises. J'en fais de temps en temps, avec ma technique habituelle qui me convient toujours autant : poolish + map + cuisson au four.

Pour le pain aux figues, la recette change un tout petit peu : j'y ajoute du lait, et mélange de la farine blanche avec de la farine rustique ou de blé complet. Récapitulatif par étapes :

* Dans la cuve de la MAP (ou dans un autre récipient si vous faites votre pain à la main), faire un poolish plusieurs heures à l'avance avec 15 cl d'eau, 150 grammes de farine blanche et 1 cuillère à thé de levure sèche. Je le fais toujours la veille au soir pour laisser le poolish travailler toute la nuit. 

* Le lendemain, ou plusieurs heures après, ajouter 19 cl d'eau, 1 cuillère à soupe de lait, 1 cuillère à soupe de beurre, 1 petite cuillère à soupe de miel (à la place du sucre), 150 grammes de farine blanche, 300 grammes de farine de blé complet (ou de farine rustique), 1 cuillère à café de sel et encore 1 cuillère à thé de levure sèche. Je lance la MAP sur le programme de base et je la laisse travailler.

* Après le premier pétrissage, j'ajoute des figues sèches grossièrement coupées et à la deuxième levée, je sors la pâte, la façonne et la dépose sur un plat pour la laisser lever encore 40 minutes à température ambiante.

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* Quelques coups de couteau à sa surface et hop ! Au four à 210°C pour 40 minutes (baisser la température après une vingtaine de minutes si le pain colore trop vite). En ajoutant des ramequins  ou un plat à gratin rempli d'eau au fond du four, vous assurerez une bonne hygrométrie, de la vapeur et donc une belle croûte bien croustillante.

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Et quand on entaille trop profondément, ça fait des vallées dans le pain. J'aime bien !

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Le résultat est une jolie gourmandise. En tartines sucrées ou avec du fromage de chèvre frais ou du jambon cru, c'est un régal de sentir les petits grains de figues croquer sous la dent !

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Les pains dans La Cuisine des Frangines.
Autre recette avec des figues : Courgette, chèvre frais et figues.


Et comme on est dimanche, j'en profite pour faire mes devoirs bloggesques. J'ai été tagguée par Céline, Aurélie et Estèbe. Je m'y colle donc !


* Pour le premier, il faut mentionner six choses sans importance sur soi. Alors..., euh...voyons...

1) Je suis une couche tard. Il paraît que c'est pas bien et que le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt. Mais bon, comme je ne tiens pas à ce que le monde m'appartienne, ça ne me dérange pas trop !

2)  J'ai toujours 2, 3 voire 4 livres en cours de lecture en même temps.

3) Je me suis rongée les ongles pendant longtemps. Même l'horrible vernis amer n'arrivait pas à m'en dissuader. J'ai arrêté depuis, le chocolat, c'est bien meilleur !

4)  Je suis toujours invitée à des dégustations bizarres... Après le sel, les boissons énergétiques, merci Estèbe ! La prochaine fois, j'aimerais bien une dégustation de chocolat. C'est juste une suggestion !

5) Je ne cuisine pas tous les jours. HEIN ? QUOI ? Mais quel scandale  ! Je viens de perdre 3 lecteurs, j'en suis sûre ^___^

6) Je suis terriblement désobéissante. Et du coup, je ne vais même pas refiler le questionnaire à d'autres bloggeurs comme la loi des tags l'oblige. Et voilà comment perdre les 3 derniers lecteurs restants...


* L'autre jeu consiste à donner, comme ça sans réfléchir, dix associations de saveurs. C'est parti !

Chocolat - Passion
Betterave - Noisettes
Fromage de chèvre - Figues
Chocolat - Piment
Crevettes - Citronnelle
Fraises - Balsamique
Chocolat - Framboises
Poires - Caramel
Poulet - Orange
Chocolat - Figues
Boeuf - Carottes

Saurez-vous détecter le récidiviste ?


Et pour ce jeu, je passe le relai à Ptinutz, Calamity et Pétronille. Au boulot les filles !




Cette recette et ces photos vous plaisent ? Vous voulez les utiliser ou les citer ? Merci de respecter les conditions de mise à disposition.

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Rédigé par San

Publié dans #Les Pains

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