Publié le 24 Août 2006

Une fois de plus, voici une recette typiquement thaï, une de celles qui font vibrer les papilles des voyageurs encore bien longtemps après le retour !
Contrairement à ce que l'on pense généralement
(confusion due à notre code des couleurs occidental je suppose), le curry vert est plus fort que le rouge. Mieux vaut le savoir, surtout si vous êtes en Thaïlande, ça vous évitera bien des désagréments (commander un curry vert en pensant être raisonnable vous ferait rougir très rapidement... de chaud) !

Pour retrouver les vraies saveurs de ce curry, il faudra vous rendre dans une épicerie asiatique pour acheter quelques ingrédients indispensables. Certaines grandes surfaces font des efforts, et proposent de temps en temps des mélanges de légumes thaï, ce qui pourra vous faciliter la tâche si vous n'avez pas d'épicerie asiatique sous la main.


Aubergines petits pois (makreu puang), aubergines thaïs claires (makheua), graines de poivre vert frais, piment rouge et feuille de citronnier kaffir.

Ce plat est très simple et rapide à préparer. Comme dans beaucoup de plats thaïs, il ne faut pas commencer par saisir la viande (c'est une erreur fréquente et qui change la texture du plat), mais celle-ci sera cuite dans le lait de coco, ce qui la rendra bien moelleuse. On peut utiliser du boeuf, mais cette fois j'ai choisi du poulet.

Commencer par faire revenir de la pâte de curry vert dans un peu d'huile. Vous pouvez bien sûr la préparer vous-même, pour l'instant je continue d'utiliser mes sachets ramené de Thaïlande (sans colorant, sans conservateur et sans glutamate !) mais que l'on trouve aussi ici. C'est là qu'il faut doser la force du plat, selon votre goût et votre habitude. Bien faire réchauffer la pâte en la remuant jusqu'à ce qu'elle exhale ses arômes. Ajouter ensuite 4 dl de lait de coco (j'utilise de la noix de coco déshydratée, de la même marque que les mélanges de curry. C'est moins cher et plus facile à conserver que le lait, et à nouveau sans conservateur ni colorant. Il suffit de le diluer dans la quantité d'eau désirée pour en faire du lait plus ou moins épais).
C'est le moment d'ajouter le poulet, découpé en bouchées, les graines de poivre frais et un ou deux piments rouges si vous osez ! Laisser doucement mijoter quelques minutes (5-6 minutes).
Ajouter ensuite les légumes : aubergines pois, aubergines thaïs découpée en bouchées, et les feuilles de kaffir détaillées en lamelles très fines. Laisser mijoter pour une dizaine de minutes, en remuant assez fréquemment.

Goûter le plat pour tester sa force et s'il est trop fort à votre goût, n'hésitez pas à ajouter un peu (ou beaucoup) de lait de coco !
Terminer par les derniers ingrédients habituels : une cuillère de sucre de palme (ou de sucre brun à défaut), une cuillère de sauce de poisson (nam pla) et des feuilles de basilic thaï en lamelles.

C'est prêt !


Servir avec du riz thaï, une fourchette et une cuillère à soupe et c'est parti !

Bon Appétit !



Autres articles et recettes thaïs chez les Frangines :

-
Tom Yum Kung - soupe aux crevettes
- Curry Masaman
- Lait de coco, perles de tapioca et mangue
- Desserts thaïlandais
- Mangue thaï et Durian


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Rédigé par San des frangines

Publié dans #Miams d'ailleurs

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Publié le 21 Août 2006

Un nouvel appartement, une nouvelle cuisine et surtout, un balcon qui ne donne pas sur la circulation et ses pots d'échappements. Chouette, j'en profite pour organiser un mini-jardin en pots !
Les premières plantations sont faites et l'emplacement semble leur plaire puisque de nouvelles petites pousses se forment.



Petites fleurs, petits boutons, aurais-je déjà des fraises cet automne ?
Affaire à suivre ; )






 
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Rédigé par San des frangines

Publié dans #Un potager sur le balcon

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Publié le 16 Août 2006

Voici une recette comme on les aime : simple, rapide et pas chère, sans grosse vaisselle à faire après avoir mangé. Parfaite à partager entre amis, pour un repas convivial et sans chichi. Une recette chaleureuse et relevée, à l'image de Florence qui nous l'a faite découvrir.


Dans une grande poêle, faire revenir un bel oignon et une gousse d'ail dans de l'huile d'olive. Ajouter de la viande hachée de boeuf et la laisser bien griller sans la séparer. Une fois la viande bien dorée, vous pourrez la séparer en petites portions et mouiller avec du bouillon, une bonne dose de concentré de tomate et pourquoi pas un peu de vin rouge si vous en avez sous la main. Profitez-en pour y faire plonger une courgette grossièrement découpée et quelques tomates.
C'est là qu'intervient le stade crucial des épices. Allez-y franchement et variez les mélanges : paprika, poivre de cayenne, cumin, gingembre, poivre noir, clous de girofle, coriandre, curry,... mais surtout, du piment : frais ou en poudre, quantité et qualité selon votre seuil de tolérance et votre goût !

Ne reste plus qu'à faire mijoter pour, euh, le temps que vous arriverez à résister aux fumets endiablés qui rempliront votre cuisine.


Servir avec du riz, tout simplement, ou avec du pain à frotter sur les terribles piments déposés au centre de la table... Attention, risque d'incendie !


Bon Appétit !

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Rédigé par Les frangines

Publié dans #Miams salés

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Publié le 8 Août 2006

La cinquième a commencé ce dimanche la diffusion d'une série de reportages sur le Mexique. Dans le premier de ces "Carnets du Mexique", on y parlait maïs, cacao et tequila.

Nous avions tenté un retour aux origines du chocolat, car les aztèques le dégustaient pimenté, épicé et épaissi au maïs. Source de développement économique déjà chez les Mayas, le cacao était une boisson fortifiante, utilisé comme médicament (vous voyez, quand on vous dit que le chocolat est bon pour la santé, on ne rigole pas ^___^ !), comme onguent (les instituts chics ne le proposent-ils pas en massage ou recouvrement depuis peu ? Quel gâchis...), et servait même de monnaie.

 
Tablette de chocolat de Philippe Pascoët


A leur arrivée, les espagnols eurent du mal à se faire à cette drôle de boisson amère et piquante. Bientôt adoucie par de la vanille, de la cannelle, du musc et du sucre, la boisson devint pourtant vite indispensable à l'aristocratie de la Nouvelle Espagne. A tel point que les nobles en dégustaient même durant les offices religieux. Les femmes étaient les plus accros, qui se faisaient servir une tasse du divin mélange... toute les deux heures ! Cela ne manqua pas d'agacer un évêque du Chiapas qui les menaça d'excommunication s'ils continuaient à boire du chocolat pendant la messe. Son église fut désertée, au profit des monastères avoisinants. Ainsi privé des sommes rondelettes de sa quête, l'évêque menaça ensuite les moines, et les fidèles furent bien obligés de revenir suivre ses sermons... sans boire de chocolat. Mais pas pour longtemps. Car le brave évêque mourut par là où il avait péché... par un chocolat empoisonné !


Voici donc la petite recette du jour, qui est la troisième variante de nos madeleines préférées. Comme pour la recette de base, il vous faut :


2 oeufs
100 g de beurre
3 cuillères à soupe de miel
60 g de sucre
2 cuillères à café de sucre vanillé
120 g de farine
1 cuillère à café de levure
1 pincée de sel
pas de fleur d'oranger mais des pépites ou des éclats de chocolat
 

Faire fondre le beurre et y incorporer le miel.
Battre les oeufs avec une pincée de sel et le sucre.
Mélanger les deux préparations puis ajouter progressivement la farine avec la levure, puis les pépites de chocolat

Préchauffer le four à 230°C.
Remplir le moule avec la pâte (au 3/4 de chaque alvéole environ).
Et c'est là qu'intervient l'astuce pour que les madeleines soient bien bossues : enfourner 5 à 8 minutes à 230°C jusqu'à ce que vos madeleines se transforment en dromadaires, puis baisser le four à 180 °C et les laisser cuire encore 5 minutes.





Et pourquoi ne pas les déguster avec un bon chocolat chaud pimenté ?




Quand on pense que Christophe Colomb n'avait même pas daigné ramener un seul sac de fèves de cacao... On a eu chaud !


Les autres recettes de madeleines des Frangines :
- La recette de base : Nos madeleines préférées
- Variante n°2 : Madeleines au thé vert matcha

Notre recette de madeleines testées ailleurs :
- A la framboise et aux pistaches chez Audrey
- Au chocolat, rhum et raisins secs chez Claude-Olivier
- La recette de base à la fleur d'oranger chez Mélinda


 

 
 
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Rédigé par Les frangines

Publié dans #Chocomania, #Les Douceurs

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