Publié le 6 Octobre 2006

Oups ! L'été est déjà passé... Avant les savoureuses recettes d'automnes, potirons, châtaignes, raisins et champignons, voici une idée rigolote pour apéritif festif.


Mettre des glaçons dans son verre ? Cet été, nous avons fait autrement...



Les ingrédients habituels du petit apéritif coloré sans alcool : Sanbitter et oranges.
Jusque-là, rien d'original. On mélange le jus d'une orange et le contenu de la petite bouteille. C'est là que l'habitude change : ne remplissez pas votre verre, mais remplissez plutôt vos formes à glaces !
 


Et hop ! Au congélateur pour quelques heures !
Mais attention aux petites bulles : la congélation ne semble pas trop aimer ça, et le fait bien remarquer en faisant déborder la glace dans le fond du congèle... C'est à éviter ce genre de petit désagrément que devaient servir les cours de physique !
En prévention, il suffit de bien touiller le mélange avant de remplir les formes pour éliminer un peu le côté gazéifié du Sanbitter.

 


Et voilà une glace-apéro toute prête à être dégustée sur le balcon, sous les derniers rayons de soleil de la saison.

Tous les apéritifs non-alcoolisés devraient se prêter au jeu. Il ne tient qu'à vous de vous laisser guider par votre imagination et de tester !
 
Santé !

 
 
 
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Rédigé par San des frangines

Publié dans #De saison, #Les Douceurs

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Publié le 26 Septembre 2006

Il y a quelques temps, Arte proposait un théma gourmand parlant de voluptueuses pâtisseries viennoises et surtout d'un chocolatier assez particulier.
Gianluca Franzoni, chocolatier du nord de l'Italie de la maison Domori, a une démarche très intéressante qui vise à faire retrouver le vrai goût du cacao. Il sélectionne lui-même ses fèves à leur origine puisqu'il participe à leur production au Vénézuela. Avec les frères Franceschi, cultivateurs de cacao dans leur hacienda de San José, ils cherchent, sélectionnent, cultivent et testent différentes variétés jusqu'à trouver celle qui conviendra parfaitement à ce que Gianluca recherche.


Image : Arte

Aux Forasteros amers, l'espèce la plus cultivée et donc la plus répandue dans les chocolats que l'on déguste habituellement, Gianluca préfère le Criollo, moins amer et au goût d'amandes, qui ne représente que 7% de la production mondiale. Cette variété plus raffinée est également beaucoup plus vulnérable. Il faut donc user d'ingéniosité pour pouvoir la cultiver: elle ne pousse pas en monoculture, ils les plantent donc en alternance avec des bananiers dont l'ombre sera également bénéfique au développement du cacaoyer. Ils sont ainsi parvenus à cultiver 13 espèces différentes.

Image : Domori

A l'image du vin, le chocolatier travaille ensuite les différentes variétés de façon à préserver leurs arômes propres. A tel point que les spécialistes, tels les oenologues, peuvent en dégustant le chocolat fini retrouver l'origine et l'année du cacao utilisé ! Il réalise également du chocolat 100% cacao, sans aucun ajout, aboutissement ultime de sa volonté de respecter cette matière première si noble.
Histoire de nous faire encore un peu plus envie, il paraît que certains de ses chocolats développent des arômes de mangue et de banane qui durent en bouche plus de 20 minutes...

A la fin de ce magnifique reportage, entre la verdure du Vénézuela et le brun veloûté des cuves de chocolat, je n'avais qu'une idée en tête : trouver où me procurer du chocolat Domori, la marque de ce chocolatier.
Je ne m'attendais donc absolument pas à en trouver... à la Migros ! C'est là, dans la ligne Sélection, que l'on peut trouver deux chocolats de Domori : du 70 % et du 100 % cacao, assemblage de Criollo et de Trinitario.



Le 100% très impressionnant, fort, très fort en goût. Amer mais pas trop, âpre, un mélange de saveur étonnant. Pas question de manger la plaque d'un coup, c'est impossible ! Ce chocolat se déguste comme une expérience. Prévoir un verre d'eau pour remettre les papilles à zéro.

Image : Migros

Le 70 % est plus abordable à la consommation "régulière". Vraiment délicieux, un chocolat de luxe aux arômes d'amandes, de fruits exotiques et de café. Parfait pour accompagner un expresso bien serré.


Pour tous ceux qui voudraient en savoir plus sur le chocolat, une exposition se déroule jusqu'au 29 octobre au Musée de Carouge (2, place de Sardaigne).




Cacao & Co nous emmène à la découverte de tout ce qui se rapporte au cacao : objets, publicités, planches botaniques, ouvrages anciens, cosmétiques et même de l'art contemporain.
Plusieurs événements sont liés à cette exposition. Des conférences très intéressantes certains jeudis, mais aussi, des rallyes du chocolat : Mercredi 27 septembre pour les enfants et Samedi 30 septembre pour les adultes.

A ne pas manquer, jeudi 29 septembre, la Nuit du Chocolat, de 18 heures à 23 heures. Découvertes, dégustations et vente de chocolat, grâce à la présence de 6 chocolatiers dont un de nos préférés que vous connaissez déjà, Philippe Pascoët.

Retrouvez les détails et toutes les informations sur le site du musée.


Avez-vous dégusté votre carré de chocolat aujourd'hui ?


Vous êtes beaucoup à avoir découvert ces chocolats par cet article. Certains en ont même parlé à la presse comme je m'en suis rendue compte avec surprise un lundi soir !
Claude-Olivier a dégusté les deux chocolats Domori Sélection. Et il a aimé ! Voir son article.




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Rédigé par San des frangines

Publié dans #Chocomania

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Publié le 19 Septembre 2006

La saison des pruneaux (terme romand pour désigner les quetsches, on ne parle bien sûr pas de pruneaux secs) est déjà bien avancée.

Sur le prunier du jardin

Il y a une tradition spécifique en Suisse liée aux pruneaux. Le troisième dimanche du mois de septembre est l'occasion de ce que l'on appelle le Jeûne fédéral. Institué en 1832, mais déjà présent dès le XVIIème siècle, c'est à la base un jour de pénitence et de prière.
Comme Genève ne fait jamais rien comme les autres, le Jeûne fédéral n'y a pas lieu, mais c'est le Jeûne genevois qui est férié, le jeudi suivant le premier dimanche de septembre. Le premier Jeûne genevois connu date de 1567 déjà !

Mais quel est le rapport avec les pruneaux ? Dans cette journée de Jeûne, la tradition voulait que le seul repas soit constitué... d'une tarte aux pruneaux ! Aujourd'hui bien évidemment, personne (ou presque) ne jeûne plus ce jour-là. Par contre, qu'est-ce qu'il se mange comme tartes aux pruneaux !

Une tarte, c'est pas bien compliqué à faire et c'est toujours délicieux avec un thé ou un café. Une pâte feuilletée, un peu de semoule ou de noisettes moulues, les fruits, un peu de sucre et hop ! Au four pour une demie-heure environ. Difficile de faire plus simple !


Pour le Jeûne de cette année, voici notre proposition de tarte aux pruneaux, avec pâte sablée aux amandes et petit crumble gourmand.

Pour la pâte sablée version rapide, mettre tous ces ingrédients dans un robot :

- 220 grammes de farine
- 60 grammes de sucre (glace normalement, nous avons mis du sucre brun)
- 120 grammes de beurre
- 50 grammes de poudre d'amandes
- 1 pincée de sel

Faire tourner le robot jusqu'à consistance sableuse et rajouter un oeuf entier. Encore quelques coups de robot jusqu'à ce que la pâte devienne lisse. Si c'est un peu trop sec, vous pouvez rajouter un petit peu d'eau. Emballer la boule de pâte dans un cellophane et la laisser reposer au réfrigérateur pendant quelques temps (de 1 à 3 heures).


Pour l'étaler, vous pouvez commencer au rouleau. Bien souvent, il est difficile de la rouler correctement. Alors pas de panique ! Il suffit de l'étaler directement dans le moule à tarte, avec les doigts ! C'est très régressif comme geste, et ça laisse une jolie épaisseur à cette pâte gourmande.
Piquer la pâte et y installer joliment les moitié de pruneaux.


Il reste à faire le crumble. Mélanger 2 cuillères à soupe de farine, 2 cuillères à soupe de poudre d'amandes, 2 cuillères à soupe de sucre brun et ajouter des petits morceaux de beurre froid (impossible de vous dire les proportions, je le fais au "pif" ! Mais entre 10 et 20 grammes je pense). Sabler le mélange avec une fourchette ou mieux avec vos doigts, et répartir sur les fruits.


Déposer la tarte au milieu du four préchauffé et la laisser cuire une demie-heure environ à 180-200 °C.


Cette pâte sablée, étalée avec les doigts, ressemble à un vrai biscuit ! Elle absorbe le jus des pruneaux et reste moelleuse sous les fruits mais bien croustillante au fond et sur les bords. Attention, c'est une tarte assez riche, elle cale vite le petit creux du goûter. Alors si vous vous resservez, ce ne sera vraiment que par gourmandise !

Bon Appétit !




Autres recettes de tartes dans La Cuisine des Frangines :



Salée : Tarte à la tomate et à la moutarde



 
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Rédigé par San des frangines

Publié dans #Recettes suisses et Terroir valaisan

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Publié le 15 Septembre 2006

Presque deux semaines après l'événement Vinéa, il fallait bien un petit compte rendu.
L'année passée, impressionnée par la multitude des vins à déguster (plus de 1'500 crus...), j'avais goûté à plusieurs cépages, me laissant guider au fil des caves et des spécialités. De quoi me persuader un peu plus s'il le fallait de l'exceptionnelle variété des vins valaisans.


Cette année, j'ai choisi une approche toute différente. Je pensais tout d'abord y aller les deux jours, et consacrer le premier aux vins rouges (Syrah, Cornalin, Gamay, Pinot Noir...) et le deuxième aux vins blancs (secs et surmaturés). Je n'y suis allée qu'un seul jour finalement, que j'ai décidé de réserver uniquement à un cépage très spécial : la Petite Arvine.

Ce cépage blanc a comme particularité de n'exister qu'en Valais ! Plusieurs études, dont de récentes recherches génétiques, ne lui ont pas trouvé de parenté directe. Il semble donc bien être originaire du Valais. Cultivé sur la rive droite du Rhône, c'est la région de Fully qui semble le mieux lui convenir.


C'est un raisin exigeant et fragile, qui a besoin de temps pour arriver à maturité. Depuis quelques années, la Petite Arvine profite d'un réencépagement très important, les hectares dévolus à sa culture ne cessent d'augmenter. Et chaque deux ans, une manifestation consacrée à la découverte de ce cépage autochtone, "Arvine en Capitales", est organisée à Fully. Le prochain rendez-vous est prévu pour novembre 2007.

J'ai donc dégusté une douzaine de Petites Arvines, ce qui m'a permis de découvrir la richesse de ce cépage et les différences énormes qui existent en fonction du millésime, du sol ou de la vinification.

La Petite Arvine est un vin sec très expressif. A la fois floral et minéral, acide et fruité, il est d'une grande complexité, développant des arômes d'agrumes, de rhubarbe et de glycine. Une de ses particularités est cette finale saline si typique, que je n'ai pourtant pas retrouvée à chaque dégustation. La Petite Arvine se prête également très bien à la surmaturation, devenant encore plus complexe, fruitée mais conservant ce qu'il faut d'acidité pour ne pas être écoeurante.

Recherchant avant tout la typicité du cépage, j'ai été étonnée de la douceur de certaines, trop sucrées en fonction de ce que l'on attend d'un tel vin et manquant d'acidité. Peut-être est-ce une caractéristique de ce millésime ? Un effet du climat de 2005 ?


Voici quelques notes choisies de dégustation. Je ne suis pas oenologue du tout, il ne s'agit donc que d'impressions notées sur le vif et d'appréciations très personnelles de vins que j'ai appréciés !

André Valloton & Fils, à Fully
- Petite Arvine de Planche-Billon AOC Valais : c'est un vin élaboré à partir de 50% de jeunes vignes et de 50% de vieilles vignes. Arômes très prononcés de citron et d'agrumes, légère acidité très agréable.
- Petite Arvine "Tradition" Fully Grand Cru AOC Valais : vin élaboré uniquement à partir de vieilles vignes de 27 ans. Plus doux que le précédent, fortes notes de rhubarbe.


Benoît et Maryline Dorsaz, à Fully
- Arvine de Fully les Perches 2005 : un peu sèche, légère acidité et pointe saline très typique.
- Arvine de Fully Quintessence 2004 : premier nez très iodé surprenant, arômes de pamplemousse et de rhubarbe, un peu plus sucré que le précédent mais bonne acidité et saline finale typique.

Rémy et Florian Besse, à Martigny
- Petite Arvine Plan Cerisier : vin très fruité mais avec une belle acidité au retour. Vin très intéressant et complexe. Ce vigneron travaille beaucoup en fonction du fruit. Je n'ai malheureusement pas eu le temps d'y revenir pour déguster son Diolinoir qui m'avait été conseillé.

Cave Gilbert Devayes, à Leytron
- Petite Arvine : très beau nez iodé, vin fruité mais avec une belle acidité. Bien équilibré et bonne longueur en bouche.

Cave de la Pierre, Jacques & Lucie Clavien, à Venthône
- Petite Arvine 2004 : très typique avec une belle note saline. Une valeur sûre !


Vins des Chevaliers, Gérard Constantin, à Salgesh
- Petite Arvine : vin sec, arômes de glycine et de citron, légère acidité et belle salinité. Tout à fait ce que l'on attend d'une petite arvine !

Domaine des Muses, Robert Taramarcaz, à Sierre
- Euterpe : assemblage d'humagne blanche et de petite arvine : vin blanc sec très intéressant, mêlant deux cépages autochtones. Bel équilibre entre la virilité minérale de la petite arvine et la finesse florale de l'humagne blanche.

L'année prochaine, il faudra vraiment que je songe à réserver tout le week-end de Vinéa. Il faut au-moins ça pour pouvoir profiter de toutes les merveilles du vignoble valaisan !


Si vous êtes près de Genève, ne manquez pas le Gala des vins valaisans 2006 qui a lieu aujourd'hui, vendredi 15 septembre 2006 au Noga Hilton (Quai du Mont-Blanc 16) de 15 heures à 21 heures. Entrée libre pour une belle soirée de dégustation. 44 caves seront présentes dont quelques noms à ne pas manquer :

- Le Domaine des Muses, R. Taramarcaz de Sierre
- La Cave des Cailles, Cédric Flaction de Sion
- La Cave la Fournaise, Philippe et Joëlle Epiney de Veyras
- La Cave de la Petite Vertu, L & P Schmaltzried de Chamoson


Le compte rendu de Vinéa 2006 par Claude-Olivier ici : Un jour au paradis



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Rédigé par San des frangines

Publié dans #Recettes suisses et Terroir valaisan

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