Publié le 22 Décembre 2006

Enfin, je dis Père-Noël, mais il s'agirait plutôt d'une Mère-Noël dans ce cas !

C'est presque un conte de Noël, alors je vous explique l'histoire du début...

Fin mars 2006, nous nous rendions, le coeur léger et les papilles alléchées, au Festival du chocolat de Versoix. Nous y retrouvâmes des chocolatiers déjà connus, mais nous découvrîmes également quelques noms à la sonorité nouvelle à nos oreilles de gourmandes.
Parmis tous ces stands, un lapin charmeur attira notre oeil. Le parfum s'échappant de la cuve de chocolat ainsi que les échantillons en dégustation finirent de nous convaincre : nous étions sur le stand de Willy Wonka, euh...., nous venions de découvrir la chocolaterie Noz ! Comment une telle chocolaterie nous était-elle restée inconnue jusque-là ? Elémentaire mon cher Willy, elle se trouve à Lausanne. Et dans nos trajets entre Genève et Sion, nous nous arrêtons rarement à mi-chemin...

Vitrine de Noël de la chocolaterie Noz

Suite à nos articles sur le Festival du Chocolat, Anne-Lise Noz découvrit notre blog et revint régulièrement y laisser de gentils petits mots. Nous parlant de chocolat au thé vert, à la raisinée ou de bonnes soupes de saison, à chaque fois mon envie de suivre le lapin et de disparaître, comme Alice, au pays des merveilles chocolatées devenait plus forte.


Anne-Lise ? Et bien oui, c'est elle la Mère-Noël ! Hier matin, bravant le froid polaire, le facteur s'arrêta dans sa tournée, chaussa son costume rouge et blanc et vint sonner à ma porte pour m'apporter mon premier cadeau. Un blogcolis inattendu...


Et à l'intérieur, me demanderez-vous impatients ? Que des merveilles !

Des éclats de délicieux chocolat aux amandes caramélisées...



Et une magnifique boîte...


Avec à l'intérieur, un bel assortiment de truffes...


Mais Anne-Lise m'avait avertie dans son joli petit mot. Cette boîte est magique !


Elle se déploie en corolle pour laisser apparaître tous les étages, chaque écrin protégeant sa farandole de petits chef-d'oeuvre chocolatés...
Truffes, fruits, massepains, ganaches variées, parfumées, originales et subtilement équilibrées. C'est la fête des papilles, du bonheur en petite dose. Menthe, lavande, thé, girofle, nougat, noix, orange... Je ne les ai pas encore tous goûtés, je garde précieusement ma boîte aux trésors et y découvre petit à petit une nouvelle perle.



Un énorme merci pour ce joli cadeau. Je ne douterais plus de l'existence de la Mère-Noël désormais ! Félicitations à Nicolas et Anne-Lise Noz pour leur travail et leur passion partagée. Ma première résolution pour 2007 sera une virée gourmande à Lausanne ; ) Et je ne manquerai pas de vous faire partager cette visite en mots et en images, histoire de vous donner encore un peu plus envie !


L'adresse :

Nicolas Noz
Membre des Spécialistes du chocolat
11, rue Marterey
1005 Lausanne

Et n'hésitez pas à faire un tour sur leur magnifique site, vous y découvrirez l'histoire de la famille, leurs spécialités et les photos sont superbes !



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Rédigé par San des frangines

Publié dans #Chocomania

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Publié le 20 Décembre 2006

Après ma déclaration enflammée pour l'Italie, je me devais de confirmer par d'autres recettes transalpines.

Depuis son entrée dans ma cuisine, la courge butternut m'inspire particulièrement. Suite au premier essai salé puis sucré, je m'étais dit que je mangerais bien sa texture moelleuse et légèrement beurrée en risotto. J'ai pris le temps d'y réfléchir, et d'imaginer avec quels autres ingrédients la marier. Hmmm, pourquoi pas un peu de sauge, et puis bien sûr, du parmesan frais !


Mais comme chaque fin d'année, les soirées s'enchaînent à grande vitesse, bien remplies par toutes sortes d'obligations plus ou moins agréables. Il m'a donc fallu attendre un peu avant de retrouver ma cuisine et de pouvoir tester cette association. Entre temps, j'ai retrouvé en ouvrant un énième carton (il en reste encore pas mal du déménagement...) un de mes livres de cuisine préféré dont je vous avais déjà parlé : La nonna, La cucina, La vita. Et au chapitre risotto, qu'y vois-je ? Risotto con zucca e gorgonzola, avec en variante, risotto con zucca et parmigiano. Mon idée n'était donc pas si farfelue que ça, et la recette ressemblait comme une soeur à celle que j'avais en tête !

Voici donc ce que ça donne, pour 2 personnes.

Couper la courge (butternut pour moi, mais une autre courge fera très bien l'affaire aussi) en petits dés pour environ 200 grammes.


Dans un peu d'huile d'olive et de beurre, faire revenir une échalote finement émincée, puis les dés de courge. Mouiller avec un peu de vin blanc et laisser cuire à couvert pendant quelques minutes. Assaisonner avec quelques feuilles de sauge (sèches dans mon cas, j'ai toujours un bouquet de sauge du jardin accroché dans ma cuisine, qui me sert pour différentes recettes mais aussi pour de délicieuses infusions), sel, poivre et noix de muscade (ne salez pas trop, le parmesan amènera son sel à la fin de la recette !).
Ajouter 200 grammes de riz pour risotto (de l'arborio pour moi cette fois) et le faire revenir avec la courge et l'échalote jusqu'à ce que les grains deviennent translucides.


Déglacer avec un peu de vin blanc puis ajouter progressivement du bouillon (de légumes ou de poule selon votre goût ou ce que vous permet votre régime alimentaire) au fur et à mesure de son absorption par le riz. C'est là le "secret" d'un bon risotto : cuire à feu doux et ajouter le liquide petit à petit, en remuant quasi constamment, "jusqu'à ce que le riz soit tendre et moelleux mais al dente", comme l'indique Larissa Bertonasco dans sa recette.

Pour ces quantités, j'ai utilisé un peu moins d'1 litre de bouillon. Il faut compter entre 15 et 20 minutes de cuisson. Quand le risotto est cuit, cela se voit à l'oeil et à la texture. N'hésitez pas à goûter et à arrêter la cuisson quand la texture vous convient. Ajouter alors du parmesan râpé et un bon morceau de beurre, bien mélanger pour rendre le riz onctueux et servir immédiatement.


J'ai beaucoup apprécié ce mélange de saveurs. Le riz est très onctueux, relevé par la sauge et le parmesan. La courge butternut, douce et beurrée, se prête très bien à cet exercice. Mon Goûteur Officiel, pourtant pas très fan de risotto, n'a pas rechigné à terminer son assiette... et la casserole aussi d'ailleurs !


Bon Appétit !




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Rédigé par San des frangines

Publié dans #Miams salés

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Publié le 18 Décembre 2006

Le thème du 8ème A Vos Casseroles du site incontournable de Marie-Laure étant "Noël & Epices", je ne pouvais m'empêcher d'y participer en présentant ma recette de dessert fétiche : mon coulant au chocolat au piment.


La recette, vous la connaissez déjà depuis maintenant une année, à quelques jours près. Mais je vous avais promis de longue date la recette de la glace vanille-miel-cannelle qui va avec. Les fêtes approchant à grands pas, c'est le moment où jamais de vous la présenter afin que vous puissez réaliser ce



Dessert de Noël épicé :
Coulant au chocolat pimenté et sa glace vanille-miel-cannelle



Pour la glace, chauffer 30 cl de lait entier et 20 cl de crème dans lesquels vous aurez déposé une belle gousse de vanille fendue et consciencieusement grattée jusqu'au dernier grain !


Battre 3 jaunes d'oeuf avec 60 grammes de sucre et y verser doucement (afin de ne pas "cuire" les oeufs) le mélange lait-crème en mélangeant énergiquement.
Faire chauffer la préparation quelques minutes jusqu'à ce qu'elle épaississe légèrement. Attention à ne pas la laisser bouillir !
Y ajouter une belle cuillerée de miel ou deux, selon sa force, et une cuillère à café de cannelle.


Bien mélanger et laisser refroidir au réfrigérateur avant de faire prendre dans une sorbetière.

Préparer les coulants au chocolat et au piment en suivant la recette de base, où vous apprendrez également la genèse de cette recette "hommage à Quetzalcoatl" que j'adore.



Ne reste plus qu'à servir et à s'attabler pour déguster le coulant encore chaud et fort en chocolat et son contraste glacé.



Chaud et froid, cacao et vanille, force et douceur.


J'avais pensé à un petit coulis orangé et acidulé pour un dernier contraste de couleur et de saveur. Peut-être mandarine-badiane ? Je n'ai pas encore eu le temps de tester, mais promis, je vous tiens au courant avant les fêtes ^_____^



Bon Appétit !




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Rédigé par San des frangines

Publié dans #Les Douceurs

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Publié le 12 Décembre 2006

Depuis quelques semaines, les vitrines des confiseurs-boulangers-chocolatiers de Genève se sont remplies de marmites en chocolat.


Des marmites en chocolat ? Quelle drôle d'idée. Surtout lorsqu'elles sont remplies de légumes... en massepain !


Non, ce n'est pas une nouvelle mode de la chocolaterie suisse, mais tout simplement une tradition genevoise commémorant un événement historique de la plus haute importance : l'Escalade. En clair, la victoire sur les Savoyards qui avaient une fois de plus tenté de prendre la cité de Calvin.

Revenons à la nuit du 11 au 12 décembre 1602. Le Duc de Savoie, pensant prendre la ville par surprise, lance ses troupes (plus de 2'000 hommes) à l'assaut des murailles de Genève. Heureusement, un garde donne l'alarme et les genevois, soldats, gardes ou simples citoyens, tirés de leur sommeil, sortent défendre leur ville. Même les femmes s'y mettent, jetant de leurs fenêtres toutes sortes d'objets sur les assaillants. Parmi elles, Catherine Cheynel, qui en lançant sa marmite de soupe devint la légendaire Mère Royaume, véritable héroïne de l'histoire genevoise. C'est à cet épisode que les marmites en chocolat font allusion.

Chaque année début décembre, plusieurs manifestations sont organisées en souvenir de cette nuit légendaire. Course déguisée dans la vieille ville, défilé historique avec chevaux, costumes d'époques, piques et braseros, fifres et tambours, vin chaud et soupe aux légumes.


Mais la tradition la plus répandue (et sans doute la plus appréciée !) reste la fameuse marmite en chocolat aux couleurs de la ville, remplie de légumes en massepain et de papillotes de pâte de fruit (avec pétards pour les enfants et petites citations pour les plus grands).


Ces belles marmites, soigneusement fabriquées par des artisans consciencieux, finissent pourtant toutes de la même terrible manière : brutalement fracassées sur la table familiale au cri d' "Ainsi périssent les ennemis de la République !".


Ne reste plus qu'à dévorer chocolat, massepain et pâte de fruit, avant de filer voir le défilé en vieille-ville. Et en profiter pour se réchauffer avec un bon vin chaud !





Pour faire une bonne soupe aux légumes comme la Mère Royaume !




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Rédigé par Les frangines

Publié dans #Evénements gourmands

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