Publié le 26 Janvier 2007

Quand je prépare des examens ou que je rédige des travaux dont les échéances sont proches, comme c'est le cas actuellement, j'ai besoin d'avoir toujours quelque chose à grignoter. Mon cerveau réclame sa dose de sucre et de cacao, de graisse et de sel. Je suis donc sortie en urgence hier pour renouveler mon stock de ce que l'on appelle familièrement des "cochonneries" (et je ne parle pas ici de charcuterie !). Je pensais remplir mon caddie de biscuits, chips et autres barres chocolatées et je suis revenue avec de la polenta, un morceau de courge, un brocolis et des endives, cherchez l'erreur !  ^___^

Je ne suis pas une grande fan des endives et j'en cuisine très rarement. Mais comme nous sommes en pleine saison et que je n'en avais pas mangé depuis longtemps, je me suis laissée tenter. Poursuivant mon parcours dans les rayons, j'ai passé en revue les grands classiques de l'endive : en salade avec du pamplemousse, braisée avec du jambon, mwoui, ça ne m'enchantait pas plus que ça, mais j'ai quand même acheté pamplemousse et jambon cru. Sur le chemin du retour, au vu des températures enfin hivernales, je me suis dit que je n'aurai rien contre une soupe bien chaude. Ca existe les soupes d'endives ?

J'ai donc eu envie de tester deux versions, dérivées des classiques cités plus haut : une version veloutée avec du jambon cru, et une autre plus fruitée avec du pamplemousse.

Echalote, endives, bouillon et jus de pamplemousse. Verdict sans pitié : immangeable ! Si le pamplemousse se marie bien avec l'endive crue, son acidité rajoutée à l'amertume de l'endive cuite est un désastre. A oublier le plus rapidement possible !

L'autre version par contre était délicieuse.


Dans une casserole, j'ai fait griller des lanières de jambon cru, à sec. Quand elles sont devenues croustillantes, je les ai réservées. Dans la même casserole, pour récupérer le suc du jambon, j'ai ajouté un peu de beurre et une échalote émincée, puis les endives (auxquelles j'avais enlevé le coeur, très amer) détaillées en petits tronçons. Sel, poivre, noix de muscade, une petite cuillère à café de sucre, quelques feuilles de sauge séchée, laisser revenir quelques minutes puis ajouter du bouillon et du lait à parts égales pour juste couvrir les endives. J'ai laissé mijoter un petit quart d'heure, en remuant régulièrement pour ne pas laisser déborder le lait, puis j'ai mixé finement. J'ai dressé dans un petit bol avec les lanières de jambon cru.


Et cette fois, le résultat était vraiment surprenant. J'ai été déçue en bien, comme on dit par ici, et je n'hésiterai pas à refaire cette recette, en y ajoutant peut-être une ou deux petites pommes de terre, pour varier.
La t
exture veloutée est très agréable, on sent bien le goût de l'endive mais sans trop d'amertume grâce au lait, les saveurs de la sauge se marient très bien avec l'endive ainsi que le salé croustillant des lanières de jambon. Je me suis régalée !



Bon Appétit !



Autres recettes de soupes dans la cuisine des frangines :


- Velouté de courgettes à la bûche de chèvre
- Soupe froide de melon aux agrumes - version entrée
- Soupe thaï épicée aux crevettes - Tom Yum Kung
- Soupe de courge butternut à l'agneau laqué à l'orange
- Soupe aux légumes pour rire au nez du grand froid





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Rédigé par San des frangines

Publié dans #Miams salés

Publié le 22 Janvier 2007

Aussi irréel que cela puisse me paraître, aujourd'hui ma petite cuisine accueillera son 200'000 ème visiteur.
Champagne donc !



Comme à chaque fois qu'une étape de ce blog est franchie, je vous remercie, vous, lecteurs. Fidèles ou de passage, vous êtes désormais un petit millier à passer chaque jour par ici. Beaucoup d'habitués, mais aussi beaucoup de recherches Google qui amènent des gourmands du monde entier.
Impossible de s'imaginer ça à la fin août 2005, lorsque ma soeur et moi avons créé notre compte pour y inscrire tout simplement nos expériences culinaires et nos recettes fétiches !

Depuis, la Cuisine des Frangines a bien changé, petits coups de peinture par-ci, tentative d'améliorer les photos par-là, je ne suis pas trop mécontente du résultat. Je dirige seule le navire depuis plusieurs mois déjà, mais ma frangine n'est jamais loin, pour goûter avec moi les nouveautés ou m'aider à choisir les photos (c'est un de mes plus gros dilemme !).


Mais peut-être préférez-vous au champagne un petit vin surmaturé valaisan ?


La Cuisine des Frangines s'est petit à petit dirigée vers la promotion des produits régionaux. Avec bien sûr la rubrique "Terroir valaisan", à laquelle je tiens plus particulièrement, mais aussi avec une nouvelle catégorie de recettes régionales de Suisse. J'ai remarqué que beaucoup de ces spécialités n'étaient que très peu connues en dehors de leur région, c'est l'occasion de les partager, et pour moi de les découvrir également, car je suis bien loin de toutes les connaitre !

Parmi les centaines et les milliers de blogs culinaires qui existent sur la toile, j'espère que notre cuisine a trouvé sa place. Recettes simples et quotidiennes, produits de saison ou de région, avec toujours la gourmandise et la curiosité pour mot d'ordre, j'essaie jour après jour de vous donner envie de cuisiner, de déguster et de tenter l'expérience du goût !

Un énorme merci à mes goûteurs officiels, qui servent souvent de cobayes, en vrac mon GO, ma famille et mes amis (vous vous reconnaîtrez tous, hein !).
Merci à tous les bloggeurs amis, rencontrés par et sur le net, plein de belles rencontres !
Un grand merci également à tous ceux qui prennent le temps de me laisser un petit mot, ou qui reviennent pour donner leur avis sur une recette testée, ça me fait toujours très plaisir d'avoir un retour. Car c'est à ça que sert un blog, à partager nos impressions et à communiquer.
Alors n'hésitez jamais à cliquer sur "commentaire" et exprimez-vous !


Pour fêter dignement l'occasion, si vous êtes LE 200'000 ème visiteur (ou parmi les 3 premiers), envoyez-moi une copie d'écran (cliquer sur le bouton "print screen" de votre clavier et copier l'image sous Word par exemple) et votre adresse. Je garderai les informations des "premiers" 200'000èmes (fournies de manières impartiales par mon site de statistiques). Si vous me faites signe et que ça correspond, je vous ferai aussi profiter de l'événement de manière gourmande (mais pas forcément alcoolisée) ^____^



Encore merci à tous pour votre fidélité et votre intérêt, et à tout bientôt pour de nouvelles aventures culinaires !

 


Retrouvez toute nos recettes dans l'index.


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Rédigé par San des frangines

Publié dans #Vie du blog

Publié le 18 Janvier 2007

Le week-end passé, c'était déjà le printemps.
Une longue balade dans la campagne genevoise ensoleillée a montré que la nature le croyait aussi.

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Les petites pousses prenaient déjà leurs aises, et il faut dire que les humains en ont bien profité également. Mais comme l'arrivée du froid est désormais annoncée, il faut songer avec plaisir à quelques plats d'hiver réconfortants et bien rapicolants (pour parler bon vaudois).

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Cette période de l'année est traditionnellement associée à la fondue aux tomates. Non pas que ce soit la saison des tomates (qui connait encore la saison des tomates, depuis qu'elles poussent sous serre, hors sol et hors goût tout au long de l'année ?), mais c'est la saison de l'anniversaire de Selma, et ma "plus si petite" cousine adore la fondue aux tomates, ce qui nous arrange bien puisque nous aussi !

Alors avec 2 petits jours d'avance, voici une fondue aux tomates virtuelle pour souhaiter un

*** Très bon anniversaire Selma, pour ta première décennie plus trois ! ***


Cette fondue est une spécialité valaisanne, plus digeste que sa consoeur pur fromage. Elle se mange avec des pommes de terre, comme la fondue au vacherin, et non avec du pain.

Pour 4 personnes

Faire cuire des pommes de terre en robe des champs (j'adore cette expression, très poétique et bucolique !).

Préparer une bonne sauce aux tomates bien relevée :


Pour cela, faire revenir dans un peu d'huile et de beurre un oignon émincé très finement et plein d'ail (parce que l'ail, c'est bon !). Ajouter 800 grammes à 1 kilo de tomates pelées et épépinées (pour se faciliter la tâche puisque ce n'est de toute façon pas la saison, et si l'on n'a pas fait de réserve de coulis en été, utiliser des tomates pelées en boîte), bien assaisonner avec un peu de concentré de tomates, du poivre, de l'origan et du thym. C'est mon assaisonnement habituel, mais rien n'empêche de varier ou de compléter avec toutes sortes d'herbes qui vont bien avec la tomate, et d'autres épices comme de la muscade ou du paprika par exemple. Il est par contre inutile de saler puisque le fromage le sera bien suffisamment.
Laisser mijoter la sauce tranquillement. C'est comme pour toutes les sauces tomates, plus ça mijote, meilleur c'est ! Vous pouvez aussi ajouter un peu de vin blanc, mais personnellement, je ne le fais pas.

Quelques minutes avant de passer à table, ajouter 800 grammes de fromage, l'idéal étant un mélange équivalent de gruyère râpé et de fromage valaisan ou de vacherin.


Incorporer petit à petit, en mélangeant bien jusqu'à ce que tout le fromage ait fondu. Certains ajoutent encore du kirsch ou du vin et de la maïzena, mais ce n'est pas nécessaire et je n'en mets pas.


Les convives se seront déjà tous attablés, sans que personne n'ait eu à le leur demander !
Chacun coupe alors une pomme de terre dans son assiette, la nappe de fondue aux tomates et... Silence, dégustation et bonheur !


Bon Appétit !
 
 
Marie a testé la recette, à voir sur son site.


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Rédigé par San des frangines

Publié dans #Recettes suisses et Terroir valaisan

Publié le 14 Janvier 2007

En sortant de l'avant-première de Stranger than Fiction (L'incroyable destin de Harold Crick), je n'avais qu'une envie : un énorme verre de lait et des cookies maison encore tièdes. Il faut dire que la petite pâtisserie d'Ana est charmante, et que l'écouter énumérer toutes les sortes de petits gâteaux qu'elle prépare est particulièrement alléchant.

Il y a quelques années, je faisais très régulièrement des cookies, mais aussi des brownies hyper-chocolatés. Les amis en raffolaient et ce n'est pas une surprise, moi aussi. Je ne sais pas pourquoi, cela fait quelques temps que je n'en avais plus fait, donnant plutôt ma préférence aux coulants épicés, aux madeleines ou à des tartes.

J'ai donc ressorti mon vieux cahier de cuisine et j'y ai retrouvé LA recette de mes cookies fétiches. Impossible de me souvenir d'où elle provient, cela fait bien 10 ans que je l'ai recopiée dans ce cahier. Elle a été testée et goûtée un nombre incalculable de fois, avec toujours le même succès.



C'est une recette très simple et ultra rapide. Parfaite pour assouvir une envie subite, ou l'arrivée impromptue d'amis pour le goûter du dimanche.
Suivez le guide, ça commence ici :

Faire fondre 100 grammes de beurre et le mélanger avec 75 grammes de sucre de canne (ou de sucre brun). Quand le mélange mousse légèrement, ajouter 1 oeuf, bien mélanger, puis 100 grammes de farine, 50 grammes de poudre d'amandes et des pépites de chocolat.

La partie la plus longue de la recette est celle du dressage, sur une plaque protégée par du papier cuisson : prélever la pâte avec 2 cuillères et former des petits ronds légèrement aplatis.



Enfourner pour une dizaine de minutes au four préchauffé à 200°C.
Juste le temps de vous servir un grand verre de lait, ou de préparer du thé.


Le goûter est servi !

Ces cookies sont tout simples et bien moelleux. Vous pouvez bien sûr y ajouter d'autres ingrédients à votre guise, mais c'est comme ça que je les préfère, encore tièdes et accompagné d'un grand verre de lait.
Et si vous êtes sages, bientôt peut-être, la recette des non moins fameux brownies.


Bon Appétit !
Et si votre douce est cuisinière, pensez au bouquet de farines (bunch of flours), ça change des fleurs et ça peut toujours servir ^___^



 
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Rédigé par San des frangines

Publié dans #Les Douceurs