Publié le 15 Mars 2007

Si la vue de cette image vous donne envie d'y tremper le doigt, ce qui suit est pour vous...

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Pour la troisième fois, la commune de Versoix organise son désormais fameux Festival du Chocolat.
A chaque édition, les visiteurs sont plus nombreux : ils ont presque doublé entre 2005 et 2006 ! Cette année donc, l'espace à disposition sera encore plus grand, et avec toujours la possibilité de visiter l'usine Favarger.


Cette manifestation incontournable pour les amateurs de cacao se déroulera
ce samedi 17 mars 2007 de 9 heures à 18 heures,
sur la place de la gare de Versoix.



Le Salon des Artisans a gagné quelques mètres carrés depuis l'année passée, et accueillera 22 chocolatiers et confiseurs. C'est l'occasion rare de découvrir sous le même toît (même provisoire !) le travail de tous ces passionnés, de discuter avec eux de leur vision du chocolat, de partager l'enthousiasme qu'ils ont à le travailler et à sans cesse innover, et bien sûr, de déguster les résultats gourmands de leurs recherches !

Parmi les artisans présents, nous retrouvons nos chouchous que vous connaissez déjà si vous êtes des habitués de notre petite cuisine.

Citons à ne pas manquer :

- Anne-Lise et Nicolas Noz, de Lausanne, dont nous vous avons déjà présenté quelques douceurs, mais dont nous vous reparlerons très bientôt.

- Monsieur et Madame Pascoët, dont nous vous avions fait visiter la petite échoppe carougeoise.

- Monsieur et Madame Paganel, dont nous aimons toujours autant le chocolat au gingembre et celui au piment d'espelette (pour ne citer que ces spécialités-là !).


Et si entre deux dégustations et discussions, vous croisez l'une ou l'autre des frangines, du chocolat jusqu'aux oreilles et un petit sourire béat aux lèvres, ce ne sera pas un mirage ^____^


Belles dégustations à tous !


Toutes les informations sur le site officiel de la manifestation.
Et pour vous donner envie, jetez un oeil aux photos du Festival 2006 !
Les photos de l'édition 2007.



Ce texte et ces photos vous plaisent ? Vous voulez les utiliser ou les citer ? Merci de respecter les conditions de mise à disposition.

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Rédigé par San des frangines

Publié dans #Evénements gourmands

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Publié le 3 Mars 2007

La publicité alimentaire continue plus que jamais à faire des siennes. Il y a tellement à dire depuis quelques semaines que je pense en faire un article à part très bientôt.

J'en ai vue une récemment qui continue dans la lignée de la "nouvelle éducation culinaire des enfants". Vous savez, la tradition familiale moderne, qui veut que le grand-père réclame à ses petites-filles un gâteau au chocolat tout prêt comme mardi, celle où mère et fille annoncent sans ménagement aux casseroles et passoires qu'elles seront désormais au chomage car les pâtes se cuisent désormais au micro-ondes. La nouveauté ? Une gentille maman apprend en s'amusant la cuisine à ses enfants. Quoi ? Les publicitaire se rangeraient-ils enfin de notre côté ? Presque... Car la cuisine se résume ici à casser trois oeufs pour les mélanger à une pâte toute prête. Et hop, "Magique", ça donne des brownies ! Bon, c'est déjà une petite évolution : on ne se contente plus d'ouvrir le sachet pour verser la pâte dans un moule, comme d'autres produits, ici, les enfants voient à quoi ressemble un oeuf. Tout n'est donc pas perdu...

Mon esprit de contradiction (qui, au vu de l'évolution des habitudes alimentaires, passera bientôt pour révolutionnaire) m'a donc poussé à refaire des VRAIS brownies. Et ça tombe doublement bien puisque je vous avais promis cette recette, et qu'en plus une chaîne du brownies a été lancée par Lolotte.

Voici donc la recette, qui comme les cookies est inscrite dans mon cahier de gourmandises depuis de longues années. Mais un avertissement s'impose :

Attention, ce qui suit est complètement magique :
Avec un peu de ceci, un peu de cela, deux ustensiles de magicien-cuisinier, on obtient.... ça !


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Marche à suivre et ingrédients pour le tour de passe-passe :

Il vous faut 200 grammes de bon chocolat. J'ai eu la chance de pouvoir commander du vrai chocolat de professionnel (merci Damien !). C'est du tout bon puisqu'à 70% de cacao, mais surtout, c'est du pur criollo de Cuba.

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Il se présente en pistoles, ce qui est vraiment très pratique pour le doser, et très rapide à fondre.

pastilles-de-chocolat.JPG

Petit rappel en passant : la meilleure manière de faire fondre du chocolat, c'est au bain-marie. Aucun risque de le brûler. Et surtout, oubliez ce mauvais conseil que l'on trouve parfois dans les recettes : n'ajoutez JAMAIS d'eau pour faire fondre votre chocolat, ça ne servirait qu'à faire des grumeaux et empêchera le chocolat de fondre de manière uniforme et lisse.

Donc, revenons aux secrets des magiciens. Faites fondres 150 grammes de beurre (salé, comme d'habitude si vous voulez renforcer le goût du chocolat) et les mélanger à 130 grammes de sucre (de canne toujours pour moi). Ajouter 3 oeufs et 50 grammes de farine. Dans votre chapeau, il est temps de bien mélanger avec votre fouet magique, jusqu'à ce que la pâte soit bien lisse, puis d'ajouter le chocolat fondu et une petite cuillère à café de cannelle.

C'est le moment où chacun peut ajouter sa petite touche personnelle. Pépites de chocolat, cerneaux de noix, noisettes. Ce que je préfère, ce sont des noix de pécan caramélisées. Très simple à préparer : une à deux cuillères à soupe de sucre brun dans un poêle, laisser fondre à feu moyen-doux sans jamais remuer pour former le caramel. Hors feu, ajouter les noix de pécan et bien mélanger. Quand tout s'est bien solidifié, mettre les noix dans du papier cuisson ou cellophane, et écraser avec un rouleau à pâte ou le fond de la casserole qui a servi à faire le caramel ! Ca donne ça :

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Les mélanger à la préparation et verser dans un moule bien beurré. C'est le moment du Prestige (pour ceux qui auraient vu le magnifique film tiré du livre du génialissime Christopher Priest) : cuire au four préchauffé à 180°C pour environ 35 minutes.
Laisser refroidir, et si possible reposer quelques heures pour qu'ils soient plus facile à découper (frais, ils ont tendance à s'émietter un peu).

Et... tadaaaaaaaaaaaaaaaam !

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Le tour est accompli. Les spectateurs n'y ont vu que du feu et leurs yeux sont ronds d'admiration. Il est temps de se régaler et de regarder les dernières petites étoiles de magie s'envoler au-dessus des assiettes...


Bon Appétit !




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Rédigé par San des frangines

Publié dans #Chocomania, #Les Douceurs

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Publié le 26 Février 2007

Hier soir sur M6, Zone Interdite nous présentait encore et toujours les "rois" de la cuisine française, Paul Bocuse, Alain Ducasse ou Thierry Marx.

Aujourd'hui, j'ai envie de vous présenter un lieu de perdition à ne manquer sous aucun prétexte si vous êtes de passage dans la capitale valaisanne, et surtout, de son jeune chef sur qui il faudra désormais compter, j'en suis persuadée.

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Damien Germanier est "entré en cuisine" il y a une dizaine d'années. Formé à très bonne école puisqu'après son apprentissage chez Didier de Courten (oui oui, le cuisinier de l'année 2006 selon le GaultMillau), il a travaillé aux côtés de Gérard Rabaey avant de retourner pour quatre ans à La Côte chez de Courten, comme second du chef. Excusez du peu !

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Voilà maintenant un an et demi qu'il s'est lancé dans l'aventure et a ouvert "La Table d'Hôtes", avec Samuel Briand, son complice en salle.
Le restaurant est agréablement caché au premier étage d'un immeuble
ancien, situé dans la vieille ville de Sion, au pied des collines des deux châteaux. La salle, petite et accueillante, peut recevoir une vingtaine de convives dans un cadre très chaleureux, avec à l'entrée, une vue sur la minuscule cuisine dans laquelle le chef officie avec talent.

J'ai eu la chance de pouvoir goûter à deux reprises à sa cuisine, raffinée et savoureuse. La première fois lors de l'édition 2006 de Vinéa, pour laquelle il avait imaginé deux menus, un par jour, dont chaque plat était conçu pour s'accorder avec un grand vin médaillé.

 Menu-Vinea.JPG

Le but était de faire découvrir des accords vins-mets, une cuisine gastronomique à un prix abordable. Passer de vingt couverts à plus de 300, en travaillant dans une cuisine éphémère installée dans la rue sous une tente, c'est un véritable exploit qu'il a su relever avec brio.

damien-aux-commandes.jpg

Aperçu du menu du dimanche :

En entrée, terrine de foie gras de canard, avec compote de raisins frais et brioche.
En plat, j'ai choisi
le sauté de boeuf aux poivrons, riz sauvage et échalotes confites.




Et comme dessert, pêche rôtie au romarin, glace vanille et pain d'épices. Un délice !





La deuxième fois, c'était à la Table d'Hôtes, dans des conditions plus habituelles et en bonne compagnie !
Nous nous sommes tous laissés tenter par le menu "surprise" en six plats, avec à chaque fois un vin assorti, choisi dans la magnifique carte des vins de l'établissement. Damien Germanier fait la part belle à des vignerons de la région, et chaque mois il met en valeur deux caves différentes.
Nous n'avons vraiment pas été déçus par ce choix :

La présentation est belle mais sans chichis et les produits de grande qualité. Les associations de saveurs sont originales, les cuissons maîtrisées à la perfection et les goûts surprenants et parfaitement équilibrés.

Petit aperçu pour vous mettre les papilles en émoi :

Foie-gras-de-canard.JPG
Terrine de foie gras de canard aux pommes sur une fine brunoise de deux céleris,
Petite brioche aux châtaignes et coulis de vinaigre balsamique.



Filet de sanglier sur lit de chou vert, figue et raisins.


Dessert---tarte-banane.JPG
Tarte fine banane et pistache, glace à la banane et coulis de mélisse.


Sans oublier le plateau, que dis-je, la table de fromages qui est présentée en fin de repas. Un choix exceptionnel !


Si vous passez en Valais, arrêtez-vous donc à Sion pour une pause gourmande, vous ne le regretterez pas ! Et en attendant, vous pouvez visiter le site de la Table d'Hôtes pour vous donner une idée des menus du moment, mais aussi le blog du chef, où il présente quelques-unes de ses recettes mais aussi ses vignerons préférés. La balade en vaut la peine !
Une adresse et un nom à retenir, on n'a pas fini d'en entendre parler, croyez-moi !


L'adresse : La Table d'Hôtes, Rue de la Cathédrale 26, 1950 Sion, Valais.


ATTENTION ! Depuis décembre 2007, Damien a déménagé au Restaurant de l'Abbaye !



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Rédigé par San des frangines

Publié dans #Lieux de perdition

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Publié le 18 Février 2007

Derniers jours avant la remise des derniers travaux de français... de ma vie !!!
Entre ces échéances académiques et les divers soucis informatiques qui mènent la vie dure à ma cuisine virtuelle (encore désolée à ceux qui n'ont pas pu laisser leurs commentaires...), il me reste peu de temps pour vous proposer de nouvelles recettes.

Alors en attendant, je continue dans la présentation de mes petits bonheurs gastronomiques, ceux pour lesquels il n'est pas nécessaire de sortir casseroles et spatules, mais qui font drôlement du bien quand même !

Aujourd'hui,

Fromage blanc et Vergeoise brune

fromage-blanc-et-vergeoise.jpg


De ce fromage blanc, j'en achète systématiquement un grand pot quand je vais au marché ou aux Halles de Rive (dont je vous reparlerai bientôt). J'adore sa texture douce et veloutée, sa blancheur franche et son crémeux qui fond sur les papilles. Oubliez les fromages blancs du commerce, les 0% et compagnie, acides et sans consistance, que les brindilles mangent en faisant la grimace, espérant surtout ne pas prendre un miligramme... On ne parle pas du même produit, et surtout, ici, on parle de plaisir !

On peut bien sûr le manger tel quel, ou avec un peu de confiture, du miel ou même un filet de bon vinaigre balsamique. Mais ce que je préfère, c'est le déguster avec de la vergeoise brune. Le sucre fond au contact du fromage, devient liquide. J'en mange quelques cuillérées comme ça, puis je mélange le brun et le blanc, en jolies volutes dorées, comme sur une palette de peintre.

Cette association de fraîcheur crémeuse avec le goût de caramel de la vergeoise, c'est un vrai petit bonheur tout simple, dont il serait dommage de se priver. En attendant les petits fruits d'été, doux ou acidulés, qui donneront une belle touche de rouge à toute cette blancheur !


Beau dimanche à vous !




Ce petit bonheur a inspiré d'autres gourmands, dont Catherine : Petite verrine de fromage blanc aux framboises et Mamina.


Premier Petit Bonheur : Chocolat chaud et cuchaule



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Rédigé par San des frangines

Publié dans #Petits bonheurs

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