Lundi 12 mai
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J'ai acheté au marché samedi mes premières asperges de l'année. Et oui, c'est maintenant la pleine saison, et non en février-mars ! (D'ailleurs, n'oubliez pas
d'aller jeter un oeil sur Ras la fraise si ce n'est pas déjà fait
;) ).
J'ai craqué pour une belle botte de petites asperges vertes toutes fines, sachant déjà à quelle sauce j'allais les manger...
Il y a peu, Sylvie de l'association Lumière des Champs (paniers hebdomadaires de légumes
biologiques), m'avait contactée pour avoir quelques idées de recettes à base d'asperges. J'aime les asperges cuisinées de manière simple, à la vapeur encore un peu croquantes, avec une bonne petite sauce. Et j'avoue ne pas du tout les aimer dans des tartes ou des flans. Je lui ai donc proposé deux recettes très différentes, qui conviennent également lorsque les asperges ne sont pas de premier choix, ou un peu
cassées : un velouté et une poêlée.
Cette manière de cuisiner les asperges en poêlée est de loin ma préférée : simple, rapide et très goûteuse. Avec des petites asperges fines comme celles
ramenées du marché, c'est encore meilleur.
Couper les asperges en tronçons réguliers et les faire revenir dans une poêle avec un peu d'huile d'olive. Laisser pour l'instant les pointes de côté.
J'y ai également ajouté un petit oignon nouveau émincé. Cuire pendant 5 minutes à feu assez vif en remuant régulièrement, ajouter éventuellement un tout petit peu d'eau si ce sont des
grandes asperges. Ajouter ensuite les pointes et cuire encore pendant 5-10 minutes.
Vers la fin de la cuisson, ajouter un peu de vinaigre balsamique, de l'huile de noix, et à choix : des noisettes concassées, du persil
plat (offert par le maraîcher, youpiiie !), des tomates séchées (merci Sylvie pour l'idée délicieuse), du jambon cru, et hors feu, des copeaux de parmesan ou du
fromage de chèvre frais émietté. C'est prêt !
A vous de décider maintenant si vous voulez ajouter les asperges sur des pâtes, sur une tranche de pain de campagne grillé ou si vous préférez les manger telles quelles.
Toute la saveur des asperges encore croquantes, légèrement caramélisées par le vinaigre balsamique, relevées et complétées par les noisettes, les tomates
séchées et le jambon cru. Un régal !
C'est le moment de partir à la cueillette aux aspergettes, ou asperges des bois. Je les guette depuis quelques jours et ça y est, elles sont là !
Estèbe m'a devancée et a déjà rempli son joli panier de belles et fragiles aspergettes !
Ca ressemble drôlement à des épis de blé, mais tout en vert !
Ce sont en fait des boutons de fleurs, les ornithogales, qui
avant floraison peuvent se manger comme des petites asperges : poêlées, à la vapeur, en omelette,...
On les trouve à cette période dans les sous-bois, au bord de l'eau. Et comme j'habite près d'un sous-bois au bord de l'eau... A la cueilllette !
L'ail des ours est en fleur, et juste à côté, l'asperge des bois pointe son nez !
Il y en a vraiment partout dans le sous-bois, il suffit de bien observer !
J'en ai ramassée presque 500 grammes... qui en veut ?
Beau lundi ensoleillé à tous !
Par San
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Publié dans : De saison - Au jardin
17
Mercredi 23 avril
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/04
/Avr
18:00
Rassurez-vous, je n'ai pas déserté ma cuisine ! La gestion de "Ras la fraise" m'a simplement pris beaucoup plus de temps que prévu. Mais c'est bon signe : plus de 20'000 signatures en un mois. Je n'en attendais pas tant !
J'ai bien sûr continué à cuisiner, profitant de la fin des topinambours, puis de la pleine saison de l'ail des ours et de toutes les petites merveilles que la nature printanière nous offre, entre deux
jours de pluie et de grisaille. Pour ces jours-là justement, voici une recette terriblement gourmande, mais qui fera aussi parfaitement l'affaire pour un petit déjeuner dominical
ensoleillé.
C'est une recette traditionnelle suisse, que j'achetais jusque là en boulangerie. Au vu de la simplicité et de la rapidité de la recette, je n'hésiterai plus.
Il s'agit de la fameuse Salée au sucre. J'imagine l'étonnement des non-initiés à la lecture de ce nom ! On la trouve
également sous la dénomination de gâteau du Vullly, région de son origine semble-t-il.
La recette
provient de mon livre de cuisine scolaire, un manuel qui rappellera des souvenirs à certains puisqu'il s'agit du Croqu'Menus. Vraiment pas un beau bouquin, mais son contenu est totalement
indispensable pour obtenir les bases de la cuisine et s'y référer à tout bout de champ.
Je vous disais que la recette est simple : une pâte levée garnie de crème et de sucre. Tout bête mais irrésistible.
Commençons donc par réaliser une belle pâte levée :
Verser 250 grammes de farine dans un terrine avec 1/2 cuillère à café de sel et 1 cuillère à café de sucre.
Ajouter 25 grammes de beurre en flocons et travailler la masse du bout des doigts jusqu'à obtenir une consistance sableuse (
si si, ça s'appelle pas "sabler" pour rien !).
Délayer 15 grammes de levure fraîche dans 1,5 dl de
lait tiédi et ajouter petit à petit à la farine en mélangeant.
Pétrir la pâte jusqu'à ce qu'elle soit bien lisse et souple, puis la laisser reposer à couvert pour qu'elle double de volume. Voilà à quoi ressemblait
la mienne après une heure de pose :
C'est seulement après que j'ai lu dans la recette : "abaisser sans laisser lever"... Ben zut alors ! Mais j'ai quand même continué comme si de rien n'était, et vu
le résultat, je pense que je la ferai toujours comme ça.
Abaisser donc la pâte, avec les poings c'est plus facile et rigolo, en laissant un petit rebord et laisser lever à nouveau pour 15 petites
minutes. Faire ensuite des trous avec les doigts au centre de la pâte :
Garnir avec 1 dl (j'avoue en avoir mis un petit peu plus...) de crème double (et si elle vient de Gruyère en plus, aïe aïe aïe !), quelques copeaux de
beurre (demi-sel dans mon cas) puis parsemer 3 ou 4 cuillères à soupe de sucre.
Et hop ! Au four préchauffé à 200°C pour 15-20 minutes. La crème va buller et gonfler, puis légèrement dorer.
Vous pouvez à nouveau saupoudrer un peu de sucre juste à la fin de la cuisson, mais là, ce serait vraiment de la gourmandise...
Ne reste plus qu'à attendre un tout petit peu que ça refroidisse avant de goûter... Mais je ne peux que vous conseiller d'en faire directement deux : une à
manger tiède, et la suivante pour le lendemain. La première disparaissant en général très très vite !
La pâte est très moelleuse et la garniture douce, fondante et sucrée. Attention, une fois qu'on y a goûté...
Bon Appétit !
Mardi 18 mars
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/Mars
01:20
Suite à mon ras le blog "Des fraises en février ???", mon agacement n'a fait qu'empirer.
Chaque jour au supermarché, des fruits et légumes toujours plus à contre saison, et venant d'aussi loin que l'Afrique du Sud pour les raisins et les prunes, le Mexique et le Pérou pour les
asperges, le Honduras pour les melons, le Kenya pour les haricots, pour ne citer que quelques exemples. Et tout cela en février !!!
Décidément, il devient vraiment difficile de consommer de saison et local...
Pour réagir concrètement, je suis heureuse de pouvoir enfin vous présenter aujourd'hui la campagne "Ras la fraise
!".
Un énorme merci à Vincent qui a réalisé le site, et à Krum qui a dessiné la fraise.
Après plusieurs semaines d'hésitations, de réflexions et de recherches, j'ai essayé de faire une synthèse de ce qu'implique ce mode de consommation à contre saison au niveau éthique, écologique, du goût et de la santé. Mais également de soulever les
contradictions des grands distributeurs, en comparant leurs engagements et leurs actes.
* * * * *
Parce que les fruits et légumes hors saison ne sont pas bons
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cultivés sous serre et hors sol, ils ne mûrissent pas au soleil, sont récoltés avant leur pleine maturité et ont peu de saveur.
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leur mode de culture et les longs transports réduisent considérablement leurs bienfaits pour la santé en diminuant leur teneur en nutriments, vitamines et minéraux.
Parce que les fruits et légumes hors saison sont polluants
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leur mode de culture est gourmand en énergie. Les cultures sous serres, souvent chauffées, consomment des énergies fossiles et sont à l’origine d’émissions de CO2.
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ils nécessitent l’utilisation de nombreux pesticides et fongicides, responsables de pollutions de l'air, des sols et des eaux, nuisibles pour la santé des agriculteurs et des
consommateurs ainsi que pour la faune et la flore.
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ils viennent de loin et leur transport consomme pétrole et kérosène, dégageant de grandes quantités de CO2.
Parce que les fruits et légumes hors saison ne sont souvent pas éthiques
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une grande partie d’entre eux vient d’exploitations agricoles où les conditions sociales et de travail des ouvriers sont catastrophiques.
Parce que les fruits et légumes hors saison nous coupent du rythme de la nature
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ils nous font perdre le contact avec la nature et avec le rythme des saisons.
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ils uniformisent nos assiettes tout au long de l’année, nous privant de la joie de retrouver la saison des fraises ou celle des tomates.
Pour toutes ces raisons, nous ne voulons pas de fruits et légumes à contre saison et demandons aux plus gros distributeurs du pays de montrer l’exemple.
Nous leur demandons de tenir leurs engagements écologiques et éthiques, et de mettre concrètement en pratique ce qu’ils prônent en réduisant l’importation de fruits et légumes hors
saison.
Pour soutenir la campagne, vous pouvez signer le manifeste ici.
(Il est nécessaire d'indiquer une adresse e-mail valable car vous recevrez un message qui vous permettra de valider votre signature. Votre adresse restera entièrement
confidentielle et ne sera ni publiée ni utilisée.)
* * * * *
Le but est avant tout de faire circuler ces informations pour sensibiliser un maximum de consommateurs. Il s'agira par la suite de transmettre les signatures aux plus
gros distributeurs (comme j'habite en Suisse, ce sera la Coop et la Migros). Si vous n'habitez pas en Suisse, vous pouvez également signer et transmettre l'information pour soutenir le
mouvement, qui j'espère s'étendra bien au-delà des frontières helvétiques !
Il ne s'agit bien évidemment pas de refuser toutes les importations de fruits et de légumes, ce serait utopique et ridicule. Il est simplement question de retrouver un
peu plus de modération et de bon sens dans nos habitudes de consommation, de demander aux grands distributeurs de mieux respecter les saisons et de ne pas importer de l'autre bout du
monde des fruits et légumes qui poussent près de chez nous.
Pour ceux qui aimeraient en savoir plus, il y a quelques liens intéressants dans la rubrique "Plus
d'infos".
En tant que bloggeurs culinaires, nous pouvons avoir une influence directe sur ce que nos lecteurs vont acheter et mettre dans leurs casseroles, cela devrait
particulièrement nous sensibiliser. Attendons donc la vraie saison des asperges et des fraises avant d'en mettre des recettes en ligne, car c'est avec
des petits gestes quotidiens que nous pouvons changer les choses !
La campagne est lancée, le débat est ouvert.
A vos blogs, à vos claviers, à vos plumes. Faites circuler l'information et réagissez !
D'ici quelques jours, un flyer et une bannière seront à votre disposition dans la rubrique "Diffuser".
La version allemande du site sera en ligne
dans une petite semaine.
Par San des frangines
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Publié dans : Ras l'blog !
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